Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 23:54
- Publié dans : MYTHOLOGIE GRECQUE et ROMAINE

Adonis et Venus Bol XVIIe

Adonis et Venus Bol XVIIe

 

" Le dieu phénicien et syrien Thammuz que les Grecs ne paraissent pas avoir connu sous son vrai nom, mais seulement par la formule orientale d'invocation Adonaï, qui signifie «mon seigneur», est entré, non sans avoir subi quelques transformations, dans leur mythologie et dans leur culte. Sa légende et ses fêtes y occupent une place considérable, de même que ses représentations figurées en ont une intéressante parmi leurs oeuvres d'art.

 

Adonis et Venus Rubens

Adonis et Venus Rubens XVIIe

 

Inconnu à Homère, Adonis est déjà nommé par Hésiode, par Alcée de Mitilène, par Sapho, qui compose un chant en son honneur et y emploie un mètre nouveau qui en a pris son nom (versus adonius). Le plus ancien poète grec dont le récit soit parvenu jusqu'à nous est Panyanis, de la première moitié du cinquième siècle avant l'ère chrétienne. D'après la tradition qu'il nous a conservée, Adonis était fils de Myrrha ou Smyrna, princesse d'Assyrie que Vénus, dans sa colère, avait enflammée d'amour pour son propre père Theias. Celui-ci la rendit mère sans la connaître, mais son crime involontaire lui fut enfin révélé. Myrrha s'enfuit et demanda aux dieux de la dérober à la vue de son père. Elle fut changée en l'arbre qui porte son nom. Dix mois après, l'arbre s'ouvrit pour donner le jour à Adonis. Vénus recueillit l'enfant, dont la beauté était merveilleuse, et l'enferma dans un coffre qu'elle confia à Proserpine ; mais la déesse des enfers refusa de le rendre. Jupiter, pris pour juge, décida qu'Adonis appartiendrait chaque année quatre mois à Vénus, quatre mois à Proserpine et quatre mois à lui-même. Adonis donna à Vénus les mois dont il pouvait disposer, en sorte que son existence se trouva partagée inégalement entre les deux déesses. Panyasis rapporte ce partage au début de la vie d'Adonis, tandis que dans la fable telle qu'elle est communément racontée, c'est seulement après qu'Adonis fut descendu dans le séjour des morts, frappé par la dent d'un sanglier, que Proserpine refusa de le laisser retourner parmi les vivants.

 

Adonis la naissance Franceschin XVIIe

Naissance d'Adonis Franceschini XVIIe

 

Les poètes des temps postérieurs ont ajouté à la légende d'autres circonstances, telles que les soins donnés à Adonis enfant par les Nymphes, l'amour de Vénus et ses supplications pour détourner le jeune homme de la chasse dont elle prévoit la funeste issue, l'anémone et la rose naissant des pleurs et du sang d'Adonis, etc. Ils diffèrent quant à sa filiation. Tandis que les uns sont fidèles à la tradition suivie par Panyasis, d'autres donnent pour père à Adonis Cinyras, venu de Cilicie ou de Syrie à Cypre, et de Metharmè, fille d'un roi de cette île. D'après Hésiode, il aurait été fils de Phoenix et d'Alphesiboea. Les poètes varient également quant aux circonstances de sa mort.

 

Adonis mort venus et amour Holsteyn

la mort d'Adonis

 

Si l'on s'en tient à la fable commune, ce serait Mars dont la jalousie aurait suscité le sanglier contre Adonis, ou qui aurait pris lui-même la forme de cet animal pour lui porter le coup mortel. Mais l'introduction de Mars dans la légende paraît être d'une époque relativement récente. D'après d'autres traditions, Diane ou Apollon auraient dirigé le monstre qui lui donna la mort. On disait encore que Vénus avait retrouvé dans le temple d'Apollon, à Argos, le corps inanimé de son amant, et enfin que les Muses avaient fait périr Adonis pour obéir aux ordres de ce dieu. Ces circonstances, où il faut voir peut-être des traces d'une rivalité entre le culte asiatique d'Adonis et le culte hellénique d'Apollon, se détachent du mythe primitif. Le nom de la divinité par qui Adonis est frappé a pu changer lui-même sans que le mythe fût altéré.

 

La dispute des deux déesses, la mort soudaine d'Adonis pleurée par Vénus, son retour sur la terre après les mois passés dans les demeures souterraines, tels sont les points essentiels qui ressortent dans tous les récits. On y reconnaît sans beaucoup de peine, et cette explication a été aperçue dès l'antiquité, une personnification des forces productrices de la nature et une image des vicissitudes des saisons. Elles se retracent dans les alternatives de la destinée d'Adonis : pendant l'hiver, tandis que le soleil parcourt les signes inférieurs du zodiaque, la végétation disparaît et semble morte ; elle renaît au printemps, se développe rapidement sous l'influence d'un climat brûlant ; puis tout à coup elle se flétrit et sèche, quand le soleil est dans sa plus grande force.

 

C'est aussi à ce moment, c'est-à-dire au solstice d'été, que les fêtes en l'honneur d'Adonis (Adônia, Adôneia) se célébraient, au moins à Athènes et probablement dans toute la Grèce, car l'époque de ces fêtes n'était pas la même dans d'autres pays. Cette date est déterminée par les témoignages combinés de Thucydide, qui indique le milieu de l'été comme le temps où la flotte athénienne mit à la voile lors de la fameuse expédition de Sicile, et de Plutarque, qui décrit ce départ attristé par les funestes pronostics que l'on pouvait tirer des lamentations dont toute la ville retentissait à l'occasion des Adonies. En effet, ces fêtes, qui devaient par leurs rites rappeler la mort d'Adonis, avaient un caractère funèbre. Il semble que rien n'y manquait de ce qui se pratiquait dans les funérailles, ni l'onction et la toilette du mort, ni son exposition (prothesis), ni les offrandes ou les repas en commun (kathedra). Des images d'Adonis (adônion), en cire ou en terre cuite, étaient couchées devant l'entrée ou sur les terrasses des maisons ; les femmes entouraient ces simulacres, les promenaient par la ville, en se lamentant et en se frappant la poitrine avec toutes les démonstrations de la plus vive douleur ; elles dansaient et faisaient entendre des chants plaintifs (thrênoi, kopetoi, adônidia), au son de la flûte courte et stridente, appelée giggros ou giggras, qui était celle dont les Phéniciens faisaient usage dans les cérémonies funèbres. Leur danse recevait aussi ce nom, qui désignait en Phénicie Adonis lui-même. Tout cet ensemble de rites, ces chants lugubres, accompagnés de cris et de mouvements violents, étaient ce qu'on appelait adôniasmos. "

 

Adonis - Daremberg et Saglio (1877)

 


Delphes -Trésor des Athéniens


Au pied du mont Parnasse en Phocide, Delphes est le site d'un sanctuaire panhellénique où parlait l'oracle d'Apollon à travers sa prophétesse, la Pythie ; il abritait également l'Omphalos ou « nombril du monde ». Investi d'une signification sacrée, Delphes fut du VIe siècle av. J.-C. au IVe siècle av. J.-C. le véritable centre et le symbole de l'unité du monde grec. Les sanctuaires panhelléniques étaient des complexes architecturaux extérieurs aux cités : ils constituaient les seuls lieux […]


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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 23:58
- Publié dans : ART NOUVEAU

Mucha Cathédrale Saint Guy Prague

 

Mucha s'installe définitivement à Prague en 1928 et réalisera la décoration du Théâtre National et de la Maison Municipale, un complexe réunissant salles de concert, salles de réceptions et d'expositions, restaurant ainsi que les vitraux pour la cathédrale. Ensemble unique d'une très grande beauté.

 

Mucha vitraux cathedrale pargue (6)

 

 

Mucha vitraux cathedrale pargue (10) Mucha vitraux cathedrale pargue (11)

 

Mucha vitraux cathedrale pargue (2)

 

Mucha vitraux cathedrale pargue (7)

 

Mucha vitraux cathedrale pargue (9)

 

Mucha vitraux cathedrale pargue (3) Mucha vitraux cathedrale pargue (4)
Mucha vitraux cathedrale pargue (5) Mucha vitraux cathedrale pargue (8)

 

Photos: lankaart (c)



Musée d'Orsay Paris 1898 Jean Delville était poète, écrivain et théoricien de l’art, élève de Jean-François Portaels, il est d’abord peintre réaliste et expose pour la première fois au cercle L’Essor en 1885. Il publie ses premiers poèmes en 1888 (dans la revue La Wallonie). Il commence sa carrière par des dessins inspirés des opéras de Wagner, Parsifal notamment, en 1890. Platonicien convaincu, Jean Delville manifeste une croyance déterminée dans la fusion du masculin et du féminin à […]


Considéré comme l'un des Maîtres de l'art nouveau Alfons Mucha d'origine slave, connu son plus grand succès à Paris. Il exécuta principalement des affiches publicitaires ou non représentant des femmes séduisantes aux chevelures flottantes et aux vêtements souples.

Communauté : artiste peintre
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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 10:19
- Publié dans : ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE


Sainte-Sophie est l'un des monuments les plus représentatifs de la grandeur de la civilisation byzantine. Elle fut construite à la demande de l'empereur Justinien, à l'emplacement même d'une ancienne basilique. Anthémius de Tralles et Isidore de Milet furent choisis par l'empereur pour édifier ce qui sera, pendant plusieurs siècles, l'un des plus grands bâtiments du monde et l'une des plus grandes coupoles jamais édifiées.

Le bâtiment de plan centré en croix grecques offre un volume intérieur immense. Construite en seulement 5 ans (532-537), la structure de la basilique est une véritable prouesse technique, témoignage d'une très grande maîtrise de la part des architectes.
Le dôme central est d'un diamètre de 31,25 m. et d'une hauteur de 55 m. moins grande que celle du Panthéon à Rome qui servit d'exemple.
Elle crée toutefois une impression de gigantisme. Sa conception reprend des principes constructifs deja utilisés par les architectes romains : la coupole, dont le cercle de la base est parfaitement lisible depuis l'intérieur de la basilique, repose sur quatre pendentifs concaves qui libèrent l'anneau bas de la coupole et accentuent la perspective, donnant l'impression que le toit de l'édifice flotte dans le ciel. 
Les pendentifs sont repris par quatre pilliers massifs contrebutés par des demi-coupoles, seulement sur deux côtés, source de désordre ultérieur. 


Sa décoration fastueuse comprend des colonnes de granite, marbre et porphyre, ainsi que de splendides mosaïques murales illustrant la bible mais représentant également l'empereur Justinien et sa femme l'impératrice Théodora.


Transformée en Mosquée par les Ottomans, de grandes inscriptions furent réalisées à l'intérieur et quatre minarets furent construit autour de l'édifice. Aujourd'hui la basilique est devenue un musée.

La Basilique Sainte-Sophie fut un exemple pour toutes les constructions byzantines ultérieures et également pour les envahisseurs ottomans qui reprirent les principaux dispositifs constructifs dans leurs mosquées.




 

Photos: (c) Lankaart

 

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Saint-Sauveur-in-Chora est l'une des plus belles églises de style byzantin des Balkans. Elle est située à Istanbul à l'Ouest du centre non loin des anciennes murailles de l'antique Byzance. Elle est devenue un musée en 1948, après avoir été transformée en mosquée par les ottomans. Sa valeur artistique est liée à la profusion des mosaïques et fresques qui couvrent les murs, les voûtes et les coupoles à l'intérieur de l'église. A l'origine, lors de sa construction au Ve siècle, l'église était […]

Rome - Le Panthéon

Le Panthéon est une des oeuvres majeures de l'architecture antique romaine. Il nous est parvenu dans un état de conservation exeptionnel et constitue un monument phare de Rome. Construit sous le règne de l'empereur Hadrien entre 118 et 125 ap. JC., il est consacré aux dieux romains puis devient une église en l'an 609. L'espace intérieur est surmonté d'une coupole à caissons de 43 mètres de diamètre et constitue un volume d'une très grande pureté. Pendant plusieurs siècles, cette coupole […]

Ravenne - Saint Apollinaire-le-Neuf mosaïques

La basilique fut construite entre 493 et 526 par le roi goth Théodoric le Grand, à proximité du palais, pour le culte arien, religion de sa cour et de son peuple. Elle tenait lieu d'église palatine et était alors dédiée au Sauveur. La conquête de Ravenne par les Byzantins, en 540, vit le début d'une restauration de l'orthodoxie catholique, au cours de laquelle les édifices précédemment liés aux Goths et à l'arianisme furent fermés ou reconvertis. De ce point de vue, la basilique est […]

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Jeudi 10 janvier 2013 4 10 /01 /Jan /2013 23:51
- Publié dans : NABIS FAUVISME etc..

Maurice denis les muses

 

"Sous les traits de femmes en costume contemporain, Maurice Denis actualise un sujet emprunté à la mythologie classique, celui des muses inspiratrices des arts et de la science. Mais il le transforme profondément. Les muses sont dépourvues des attributs traditionnels qui permettent habituellement de les identifier.

 

On reconnaît, dans le groupe des trois femmes assises au premier plan, la figure de Marthe, que le peintre a épousée en juin 1893 et qui inspirera son art jusqu'à sa mort. Selon un procédé cher à l'artiste, elle est représentée deux fois : de profil en rouge et de dos sur la chaise. Maurice Denis a situé la scène sur la terrasse de Saint-Germain-en-Laye, ville où il a résidé toute sa vie. Les marronniers centenaires rythment la composition et lui donnent sa puissance décorative. La scansion des troncs d'arbres est le prétexte à des jeux de lignes verticales qui contrastent avec les courbes et les arabesques ornementales des branches, des feuilles jonchant le sol, des motifs et des plis des robes. Le jeu graphique des lignes et des entrelacs est renforcé par les coloris automnaux et irréels, apposés en aplats et cernés. L'espace, sans profondeur, est celui d'un "bois sacré", théâtre d'une révélation et d'une communication mystérieuse des personnages avec la nature et avec des puissances surnaturelles. Une énigmatique dixième muse à l'arrière-plan (alors qu'elles ne sont traditionnellement que neuf), le bras levé vers la clarté du ciel, vient nous en convaincre."

 

Source: Musée d'Orsay



Illustrateur apprécié à ses débuts, Félix Vallotton renouvelle l'art de la xylographie. Ses Intimités lui valent une reconnaissance internationale que renforce encore son appartenance au groupe des nabis. Il épouse en secondes noces Gabrielle Rodrigues-Henriques, filles et sœur des Bernheim jeune, marchands d'arts parisiens réputés. Il peint des scènes d'intérieur puis se consacre à des thèmes classiques, paysages et nus, qu'il traduit d'une manière personnelle, hors des modes du temps. Il[…]


La Symphonie nº 2 en mi mineur opus 27 est la seconde des trois symphonies de Serge Rachmaninov. Composée en 1907 à Dresde, elle est créée à Saint-Petersbourg le 26 janvier 1908 sous la direction du compositeur. Elle reste la plus populaire et la plus jouée des trois. Debussy - Claire de Lune-London Philharmonic Pour le plaisir... Gabriel Fauré Gabriel Fauré est un compositeur français, né à Pamiers le 12 mai 1845 et mort à Paris le 4 novembre 1924. Élève de Saint-Saëns à l'École […]

Communauté : artiste peintre
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