Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 11:06
- Publié dans : LIBRAIRIE D'ART

 

La figure de Léonard, hautaine et mystérieuse, sa longue trajectoire hors du parcours habituel aux artistes de la Renaissance, l'éclat de son œuvre scientifique, d'urbaniste, d'écrivain, d'ingénieur, de dessinateur, de sculpteur, de peintre enfin, tout contribue à faire de lui un sujet qui intimide. Et de fait, si les études partielles abondent — qu'elles portent sur les Carnets, les machines, les dessins, les peintures... — rares sont ceux qui ont cherché à saisir et restituer Léonard dans sa totalité. Daniel Arasse a relevé cette gageure. Dans la première partie de son livre (L'Universel inachevé), il trace un « portrait de l'artiste en philosophe », analysant la culture de Léonard — culture d'autodidacte, culture d'atelier —, son mode de pensée, sa vision du monde. Il décrit ensuite comment, tout en établissant un rapport nouveau, moderne, entre artiste et commanditaire (« la fin de l'humilité »), Léonard a fait œuvre d'artiste de cour, dans ses projets d'urbanisme, ses machines, ses installations éphémères pour les fêtes et le théâtre. La seconde partie est consacrée aux dessins, à la peinture, de L'Adoration des Mages à La Cène, en passant par les célèbres portraits. La mise au point du « sfumato » unissant totalement les personnages à la Nature, est analysée dans la perspective d’une conception du monde vue comme une circulation ininterrompue de la matière entre les différents signes. Une somme scientifique et une réflexion philosophique, la mise en situation d'un artiste exceptionnel et la restitution d'une vie passionnée. Au lecteur de confirmer que le pari est tenu.

 



Musée de la famille Czartoryski, Cracovie. 1490. Ce portrait de Cecilia Gallerani (1490), favorite de Ludovico Sforza (protecteur de Léonard à l'époque) dépasse de loin, par le dynamisme dans la représentation, les conventions en vigueur à Milan en ce qui concerne les portraits. La coiffure de la jeune femme souligne la perfection de son visage et la profondeur de son regard. L’hermine est le symbole de la pureté et de la vertu, mais elle fait aussi allusion à Ludovico Sforza. Leonard de […]

 

 



Léonard de Vinci, génie multiple, peintre reconnu, a réalisé des pages extraordinaires consacrées à l'architecture et à l'étude scientifique, aux côtés de portraits, de scènes de batailles ou d'études pour certains de ses tableaux les plus célèbres. Ces dessins constituent une part très importante de son oeuvre, reflet d'un génie aux multiples facettes. Sandro Botticelli - Madone (c) Visipix.com Botticelli avait une grande prédilection pour les portraits, en particulier féminins, qu'ils […]

 

 


Communauté : Le grand bazar
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Lundi 4 février 2013 1 04 /02 /Fév /2013 18:40
- Publié dans : ECLECTISME XIXe

Waldmuller paysage montagnes

 

Ferdinand Georg Waldmüller (né le 15 janvier 1793 à Vienne - mort le 23 août 1865 à Hinterbrühl) est un peintre et un écrivain autrichien.

 

Il étudia brièvement à l'académie des beaux-arts de Vienne, et assura ensuite sa subsistance en peignant des portraits. En 1811, il obtint un poste de professeur d'arts plastiques auprès des enfants du comte Gyulay, en Croatie. Trois ans plus tard, il revint à Vienne et travailla son style en copiant les œuvres des grands maîtres.


Waldmüller s'intéressa progressivement à la nature, et se mit à peindre des paysages. C'est dans ce genre que son style atteindra la plus grande originalité : son sens des couleurs et sa bonne connaissance de la nature l'aidèrent à réaliser quelques toiles remarquables.


Il fut un temps professeur à l'académie des beaux-arts de Vienne, mais eut régulièrement des disputes avec l'élite viennoise en raison de ses critiques au sujet du système de l'académie, qu'il voulait concentrer sur l'étude de la nature.


Waldmuller conversation

 

Waldmuller foret de vienne

 

Waldmuller paysage montagnes 2

 

Waldmuller paysage montagnes à l'aube

Source: Wikipedia

Illustrations: Visipix.com



Jaffa le marché Gustav Bauernfeind (4 Septembre 1848 - 24 décembre 1904) était un peintre allemand d'origine juive, illustrateur et architecte. Il fut, de son vivant, considéré comme un des plus fameux peintres d'Allemagne. Après avoir suivi des études d'architecture à l'Institut polytechnique de Stuttgart, il a travaillé dans le cabinet d'architecte de Wilhelm Bäumer puis dans celui d’Adolph Gnauth, où il a également appris la peinture. Bauernfeind a consacré sa première période à réaliser […]


Le parc des Buttes Chaumont est un jardin à part dans le paysage parisien, couvrant 25 hectares, sa topographie très mouvementé en fait un lieu très originale. C’est Haussmann qui dans le cadre des aménagements qu’il dirige à Paris prend la décision de créer un grand parc au Nord-est de la capitale à l’emplacement d’ancienne carrière ; il en confie la réalisation à Jean-Charles Alphand, l’un de ses plus proches collaborateur qui a par ailleurs conçu le Bois de Boulogne. Alphand va composer […]

Communauté : Le grand bazar
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Dimanche 3 février 2013 7 03 /02 /Fév /2013 18:20
- Publié dans : LIBRAIRIE D'ART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Apollinaire voyait en Venise le « sexe femelle de l’Europe ». Bien plus qu’un décor, bien plus qu’un fantasme, elle a semé le trouble dans l’imaginaire et l’érotique des écrivains comme jamais aucune autre ville. Avec son carnaval et ses jeux de masques, avec ses palais et ses maisons closes, avec l’incarnat de ses églises et le Styx de son Grand Canal, avec les vénus profanes du Titien et les frasques concupiscentes de Casanova, elle se situe aux frontières du réel et du fictif, de l’Éros et de Thanatos. Le topos même de l’érotisme.

De cette mythologie propre à la Cité des Doges, Lucien Clergue a tiré un scénario en images que Marc Lambron a traduit en mots. Ensemble, l’oeil et la voix, ils restituent la vision fugitive de deux femmes, l’une brune, l’autre blonde qui, lors d’une journée de 1979 où le soleil pénétrait brutalement par les fenêtres ouvertes, furent saisies par l’objectif dans toute leur beauté nue, magnétique.

Dans ce somptueux palazzo baigné de clair-obscur, elles font fresque. « Qui sont-elles, sur fond noir, à l’instant du cliché ? Promeneuses solitaires dans Venise, ou bien l’ombre d’une vérité, le mystère d’avoir été là ? » Le narrateur les questionnent, elles se présentent : Amelia et Laura. Leurs corps offerts comme en un rite inconnu le renvoient à ses souvenirs de femmes rencontrées, désirées, aimées souvent, interdites parfois. Leur présence énigmatique, leurs bouches convoitées, leurs étreintes invoquées, s’adressent à son sang et à son désir. Apparues puis disparues comme un songe, elles deviennent son secret. L’écrivain signe alors la fable du monde, la ferveur d’un été, avant de s’effacer à son tour.

 

 

 




Par sa notoriété et l’influence qu’il a exercée, Henri Cartier-Bresson (1908-2004) est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de la photographie. Publié à l’occasion d’une rétrospective majeure de son œuvre au Museum of Modern Art, à New York, Henri Cartier-Bresson, témoin de son temps, puise une grande partie de son iconographie dans le fonds et les archives de la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris. Parmi les trois cents planches reproduites ici, beaucoup sont devenues […]

 
Communauté : La photo en Noir & Blanc
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Dimanche 3 février 2013 7 03 /02 /Fév /2013 18:17
- Publié dans : LIBRAIRIE D'ART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-François Jonvelle est né en 1943 à Cavaillon. Bientôt, il va vendre les célèbres melons pour s'acheter un Hasselblad. Ses inspirations viendront de la peinture de Balthus, de Bacon, de Schiele, mais la véritable influence vient des films de Mankiewicz, Lubitsch, Fritz Lang, Orson Welles, Arthur Penn, Minneli et plus récemment de Terry Gillian dont il avoue avoir vu onze fois le film "Brazil" ; enfin son film préféré : "Jules et Jim" de François Truffaut. En 1959, c'est le photographe Georges Glasberg qui l'initie à la photographie en lui faisant faire le tour de France des cathédrales. C'est une révélation photographique qui ne le quittera plus jamais. A l'âge de 20 ans, il devient l'assistant du photographe américain Richard Avedon. Après cette expérience enrichissante, il devient son propre "maître" dont le sujet favori sera la femme. Sa maman et sa petite soeur, dont il a toujours été très proche, seront ses "premières victimes consentantes". Puis vient la première muse et complice, Tina Sportolaro qu'il rencontre en 1982 et avec qui il réalise quelques unes de ses plus belles images. Ce seront ensuite Béatrice, Myriam et bien d'autres... Il est notamment l'auteur de photos de la campagne de pub qui avait révolutionné l'affichage publicitaire dans les années 1980 "Demain, j'enlève le bas". Vont être entre autres les livres : 1983, "celles que j'aime" ; 1989, "Jonvelle bis" ; 1994, "avril, mai, juin" ; 1996, "fou d'elles" ; 1998, "balcons". Une importante monographie va être publiée en 2011. Il disait volontiers que son sujet préféré était la femme qu'il aimait. "Quand je photographie une femme, disait-il, je veux qu'elle sache qu'elle est la plus belle de la terre, parce qu'une femme qui se sent belle devient vraiment la plus belle femme du monde. Mon bonheur, c'est aussi de n'avoir jamais entravé ma liberté, ni perdu ma fraîcheur, mon instant." Jean-François nous a quittés le 16 janvier 2002.

 

 

 



 
Par sa notoriété et l’influence qu’il a exercée, Henri Cartier-Bresson (1908-2004) est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de la photographie. Publié à l’occasion d’une rétrospective majeure de son œuvre au Museum of Modern Art, à New York, Henri Cartier-Bresson, témoin de son temps, puise une grande partie de son iconographie dans le fonds et les archives de la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris. Parmi les trois cents planches reproduites ici, beaucoup sont devenues […]


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