Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 08:25
- Publié dans : EGYPTE ANTIQUITE

Le Temple d’Hatshepsout est l’une des constructions les plus originales de l’antiquité égyptienne, adossé à une immense falaise,  le palais est marqué par une composition d’une très grande audace à l’échelle du site, brisant les canons habituel de l’architecture classique. La  reine Hatshepsout fit construire son temple au pied des falaises abruptes du désert thébain non loin  du sanctuaire de Mentouhotep, aux environs de 1470 av. JC.


Construit en calcaire le temple émerge de la falaise elle-même. Il se compose d’une grande rampe précédée d’une grande cour et qui mène à deux terrasses. Les façades de celles-ci sont chacune bordées d’un portique de part et d’autre de la rampe. Le portique de la  terrasse inférieur est décoré de fresques relatant l’expédition au pays du Pount et du mythe de la naissance d’Hatshepsout, et est prolongé par un sanctuaire dédié à Anubis au nord et par une chapelle dédié à Hathor au sud. La terrasse supérieure donne accès au sanctuaire principal. De colossales statues osiriaques de la reine précèdent  l’accès à la cour du sanctuaire. Depuis celle-ci on accède au reposoir de la barque d’Amon-Rê et d’Hatshepsout creusés dans la roche.







 

Photos: (c) Lankaart

 


Cuve du Sarcophage de Ramses III


Cette œuvre exposé au musée du Louvre est un témoignage précieux de l’art du Nouvel Empire (-1550 à -1069). Elle abritait les cercueils emboîtés du pharaon Ramsès III. Le décor est une référence au 7e et 8e chapitre du « Livre des demeures secrètes ». Ce livre décrit le voyage de la barque solaire dans le monde nocturne. Le livre est divisé en 12 chapitres correspondant aux 12 heures de la nuit. Le livre se finit par la victoire du soleil qui renaît au matin après avoir vaincu les forces […]


Louxor - Temple de Medinet Habu ou Habou


Le temple funéraire de Ramses III (XXe Dynastie, vers 1770 av. JC, est le mieux conservé de la grande nécropole de Thèbes (Louxor aujourd’hui). L’enceinte de 315m par 205 abrite plusieurs ensembles dont un petit temple de la XVIIIe dynastie et des chapelles funéraires de trois Divines Adoratrices datant des XXV et XXVIe dynastie. L’immense pylône d’entrée du temple de Médinet Habou est suivi de deux cours dont la première donne accès au grand palais rituel. La deuxième cour ouvre, dans […]

 

 

 


Egypte - le temple de Louxor


Le temple de Louxor était destiné au dieu Amon. Au bord du Nil, ce temple offre un spectacle unique. Les premiers éléments du temple furent édifiés à le demande du pharaon Amenhotep III. Cet édifice original comprenait un naos, le sanctuaire de la barque, la salle des offrandes et une antichambre. L'ensemble est précédé d'une salle hypostyle ouverte sur une cour carrée : la cour solaire. Une colonnade impressionnante, haute de 20 mètres, accueille les visiteurs. Ramsès II, l'autre grand […]

 


Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 21:10
- Publié dans : RENAISSANCE FRANCE / EUROPE DU SUD

Tenture de Saint-Eloi , Hospice de Beaune.

La tapisserie est en France un art florissant pendant la période gothique et la Renaissance. Les ateliers de Tournai et Arras produisent de nombreux chefs d’oeuvres. Les tapisseries sont exécutées d’après des cartons réalisés par des artistes peintres.  Au XVe siècle les ateliers des bords de la Loire produisent une série de tapisserie dite « aux milles fleurs » caractérisées par leurs décors floraux et des sujets célébrant la galanterie et la beauté des femmes. La tenture de Saint – Eloi réalisé en Flandres au XVIe siècle et conservé aux hospices de Beaune fait partie de ces tapisseries. De grande dimension elle est l’exemple même d’un art aboutie qui, sur un fond bleu profond met en scène une rencontre fortuite dans un décor extravagant. L’élégance de la composition, le « réalisme utopique » du décorda en font une œuvre d’exception.



 

 


 


Gabrielle d'Estrée était la favorite d'Henri IV à partir de 1591. Blonde au yeux bleue, la favorite ,d'une très grande beauté, faisait l'admiration de la cour. « C’est une merveille, comment cette femme de laquelle l’extrême beauté ne sentait rien de lascif, a pu vivre en reine plutôt qu’en concubine tant d’années et avec si peu d’ennemis. Les nécessités de l’État furent ses seules ennemies ». Agrippa d'Aubigné Ce portrait de l'Ecole de Fontainebleau la représente à droite nu, la duchesse […]


Le château de Chenonceau est situé dans la commune de Chenonceaux en Indre-et-Loire (France). Il fait partie des châteaux communément appelés les châteaux de la Loire. Bâti en 1513 par Katherine Briçonnet, embelli par Diane de Poitiers puis Catherine de Médicis, sauvé pendant la Révolution française par Louise Dupin, il est aussi appelé château des Dames. Château meublé, décoré de rares tapisseries et peintures anciennes, fleuri à chaque saison, c'est le monument historique privé le plus […]


Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au Soleil, A point perdu cette vêprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil. Las ! voyez comme en peu d’espace, Mignonne, elle a dessus la place, Las ! las ! ses beautés laissées choir! Ô vraiment marâtre Nature, Puisqu’une telle fleur ne dure, Que du matin jusqu’au soir ! Donc, si vous me croyez mignonne, Tandis que votre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez votre […]

Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 20:34
- Publié dans : NEO-CLASSICISME

Regent’s park à Londres est à la fois un parc et un quartier huppé et tranquille, loin des tumultes de la City. Immense espace vert de 200 hectares, le parc était à l’origine une réserve de chasse pour la famille royale et notamment à l’époque d’Henri VIII.

C’est en 1811 que le destin des chasses royales change, le prince régent, futur Georges IV, confie à John Nash, l’un des architectes néo-classiques les plus en vogue à Londres, la tâche de transformer ces terrains en propriété de rapport. Nash dessine un projet grandiose comprenant 56 villas, un palais d’été, un panthéon et autour du parc un ensemble d’immeubles en terrasses. Le projet ne fut jamais réalisé dans sa totalité, mais côté est du parc actuel on trouve de grands immeubles en terrasses dont certains ont été réalisés par Nash lui-même.


Le parc public est devenu un espace harmonieux et calme, une partie est occupé aujourd’hui par le Zoo. Le reste est typique des compositions de l’époque qui privilégie les ambiances et les impressions naturelles. De splendides arbres isolés sur une pelouse d’un vert tendre qui ondule doucement au gré d’un relief harmonieusement composé, crée un cadre idyllique propre à mettre en valeur les constructions qui bordent  le parc.




 

Photos : (c) Lankaart

 


John Nash - Londres Nash Terraces


En 1811 le prince régent, futur Georges IV, confit à John Nash la réalisation d’une importante opération immobilière : la transformation du domaine de chasse royale situé au nord-est de Londres en une vaste propriété de rapport. John Nash imaginera un projet de très grande envergure autour de ce qui sera Regent’s Park et notamment la construction autour de ce parc de plusieurs immeubles en terrasses. De ce projet ambitieux, ne sera réalisé que le parc et quelques immeubles de rapport dont […]



L'Egise de la Madeleine à Paris est l'un des bâtiments les plus représentatifs des recherches architecturales du mouvement néo-classique. Construit à l'initiative de Napoléon Ier pour commémorer les exploits de la grande armée, le bâtiment est conçu à l'origine comme un temple laïque dédié aux exploits de l'empire naissant. Le temple fut édifié à l'emplacement d'une église en construction depuis 1763 dans l'axe transversal de la place Louis XV, devenue Place de la Concorde, selon le parti […]



Pierre-Paul Prud'hon, né Pierre Prudon1 le 4 avril 1758 à Cluny (Saône-et-Loire) et mort à Paris le 16 février 1823, est un peintre et dessinateur français, connu principalement pour ses portraits et ses peintures allégoriques. Mythologie: Psyché est la fille d'un roi. Elle a deux sœurs aînées. Les trois jeunes femmes sont d'une extrême beauté, mais seules les deux sœurs de Psyché trouvent un époux. Les autres prétendants trouvent Psyché de toute beauté, ils lui vouent même des cultes, […]

 

 

 


Communauté : Le grand bazar
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 20:20
- Publié dans : ECLECTISME XIXe

Puvis de Chavanne vision du bonheur Rouen

 

"On s’élève au-dessus de la terre avec Puvis de Chavannes, ou plutôt on voudrait s’élever avec lui dans ce monde de rêve, de paix profonde, dans cette atmosphère voilée, mais nullement pesante, où vivent des personnages d’une vie éthérée, mais non irréelle ; ce beau paysage, on croit le connaître ; on a ressenti dans quelque jour heureux la joie d’une belle journée d’été, mais non pas, certes, avec cette force, cette intensité. Le charme des deux panneaux pour le musée de Rouen ne pénètre que peu à peu, mais il finit par vous isoler de toutes les peintures qui les entourent. Que sera-ce quand on les verra en place, sans cette tenture rouge qui, au premier abord, en détruit la suave harmonie ? "

 

Proust 

 

Puvis de Chavanne vision du bonheur Rouen - Copie

 

 


Huysmans - Puvis de Chavanne



« Il est certain qu’en face des ennuyeuses pasticheries, l’Enfant prodigue et Les Jeunes filles au bord de la mer sont de vraies merveilles. C’est toujours le même coloris pâle, le même air de fresque, c’est toujours anguleux et dur, ça agace, comme d’habitude, avec ses prétentions à la naïveté et son affectation du simple, et cependant, si incomplet qu’il puisse être, ce peintre-là a du talent, ses fresques du Panthéon le prouvent. Enfoncé jusqu’au cou dans un genre faux, il y barbotte […]

Tchaikovsky - Jascha Heifetz Violin Concerto: 1st mov.

Carnegie Hall 1947 , the actrice Marcha Hunt Tchaikovski - Casse-noisette (Nutcracker) - Valse des fleurs Représentation de 1994 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. C'est dans cette salle d'opéra que l'on représenta le ballet pour la première fois en 1892 devant l'Empereur de Russie. La Valse des Fleurs est l'un des morceaux de musique classique les plus connus au monde. Tchaikovsky - La Jolla Symphony n°5 The La Jolla Symphony performs Tchaikovsky's orchestral masterpiece Piotr I […]

 

 

 

 

Communauté : statut de l'artiste
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 12:15
- Publié dans : VILLES D'ART ET DE CULTURE


Paris est l’une des villes d’art et de culture les plus connu au monde, ses musées et l’ensemble de ses monuments forment un condensé époustouflant de l’histoire artistique de l’Europe et du monde. Au centre du bassin parisien, Paris bénéficie tout à la fois d’une riche région agricole qui peut subvenir à tous ses besoins et est au carrefour d’itinéraires commerciaux terrestre et fluviaux qui mènent du Sud au Nord de l’Europe. Ici on parlera de « Paris » comme étant l’agglomération couvrant le Paris des XX arrondissements, le centre et l’ensemble des communes qui entourent Paris: de Versailles à La Défense, de Saint-Denis à Cergy, et d’Evry à Massy, le tout formant, aujourd'hui,  une mégalopole de 10 millions d’habitants.










Paris , les origines.


Dès 3000 av. JC. , plusieurs implantations ont existées dans le bassin parisien, les principales ont été identifiées à Bercy dans le XIIe arrondissement et à Nanterre à l’Ouest. La cité gauloise était implantée certainement à Nanterre selon les dernières recherches. Pendant l’occupation romaine, Lutèce (actuel Paris), n’est qu’une petite ville de quelques milliers d’habitants, sur la rive gauche de la Seine. Dans l’empire c’est une ville de second ordre. Les grandes villes romaines de France sont plus au sud, Lyon, Nîmes, Arles, Orange. Les vestiges aujourd’hui visibles, thermes de Cluny et arènes de Lutèce n’ont qu’un intérêt historique.

Durant le bas Moyen-âge, Paris deviens la capitale du royaume de Clovis. Mais le centre névralgique de l’Europe se déplace et Charlemagne aura sa capitale à Aix-la-Chapelle. Paris perd son importance politique et poursuit lentement son développement et ce malgré les incursions des vikings. Les capétiens qui montent sur le trône royale en 987, installe leur capitale à Orléans. Paris reste une ville prospère, de nombreuses abbayes se créent en périphérie du centre. Le palais royal construit sur l’île de la cité accueille de tant à autres les souverains. Mais c’est sa vocation de centre religieux et d’enseignement qui va renforcer le rôle de Paris comme pôle d’attraction pour le pouvoir.

C’est à partir du XIIe siècle que Paris, redevenant capitale du royaume, prend son véritable essor. Jusque là les monuments réalisés dans la capitale ne peuvent rivaliser avec les édifices du sud-est et du sud-ouest véritables chefs d’œuvre du roman français. Le royaume à l’époque est pauvre, ce sont les grands aristocrates de provinces et les abbayes qui détiennent la richesse et le pouvoir.


Le Paris Gothique


A partir des règnes de louis VI (1108_1137) et de Philippe Auguste (1179-1223) Paris devient un centre artistique de premier plan. En 1163 est posé la première pierre de ce qui sera la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’un des plus beaux monuments du gothique de France, dont Maurice de Sully entreprend l’édification. Paris s’organise, une enceinte est construite pour défendre la ville, le marché central est déplacé de l’île de la cité au lieu-dit les petits champs, ce qui deviendra les Halles de Paris. La bourgeoisie s’enrichit et le commerce bas son plein. Paris est au centre du mouvement gothique, le domaine royal couvre l’ensemble des régions qui vont développer cet art  au plus haut niveau, à travers la réalisation des  cathédrales de Reims, d’Amiens et de Chartres. Pour la première fois Paris est au centre d’un mouvement artistique de grande ampleur qui s’accompagne d’un renforcement de son rôle économique et politique.



Au XIVe siècle Paris est devenue la ville la plus peuplé d’Europe avec 200 000 habitants. La production artistique est tés importante et de grande qualité, le Gothique toujours à l’honneur  produit des monuments d’une grande beauté : Sainte-Chapelle, cathédrale de Saint-Denis.

La nouvelle enceinte construite par Charles V s’étend du Pont royal à la porte Saint-Denis.


Au XIVe siècle Paris est fortement impacté par la peste noire (1348) puis la guerre de Cent Ans  (1337-1453), occupé par les anglais elle reste longtemps coupée d’une partie du royaume. La population s’effondre, paris ne compte plus que 100 000 habitants, la moitié de sa population un siècle auparavant.


La Renaissance


Les rois de France exilés de force de la capitale durant la guerre ne reviennent pas et préfère résider au XVe siècle dans le Val de Loire où ils font construire de splendides châteaux. Une fois de plus Paris n’est pas au centre de l’évolution artistique, la Renaissance en France va naître dans un premier temps et se développer le long de la Loire dans de splendides châteaux que la noblesse et les rois construisent, Azay-le-Rideau, Chambord, Chenonceau.

Mais la capitale n’est pas loin et son influence économique et religieuse se renforce peu à peu. En 1528 François Ier s’installe à Paris, qui avec 280 000 habitants est la plus grande ville d’Europe. Les artistes suivent le mouvement et cette deuxième phase de la Renaissance voit surgir de nombreux monuments et œuvres dans la capitale. Le Palais du Louvre est remanié, une extension est réalisé le long de la Seine, le sculpteur Goujon réalise la fontaine des innocents et de nombreuses œuvres dans un style maniériste tandis que Germain Pilon réalise de très belles sculptures. Paris deviens une capitale artistique qui rayonne sur l’ensemble du royaume. Même si les guerres de religion vont marquer la capitale, celle-ci poursuit son extension. Et de nombreux hôtels fleurissent notamment dans le quartier du Marais, l’aristocratie s’installe dans la capitale.


Le Classicisme, Paris capitale de l’Europe 1610-1780.


Henri IV porte une attention particulière à l’embellissement de la ville et  fait construire les premières places royales, la Place des Vosges et la Place Dauphine, ainsi que la construction du Pont-Neuf, premier pont en pierre de Paris. La royauté imprime durablement son image dans le paysage urbain parisien.  Sous le règne de Louis XIII Paris est un centre de production artistique très importants, les peintres, sculpteure et architectes, bien qu’influencé par l’art italien, créée les bases du classicisme Français.

Philippe de Champaigne et Simon Vouet sauront donner à la peinture un nouveau cadre à la hauteur des ambitions d’une ville en pleine expansion. Paris atteint 400 00 habitants et est difficilement gouvernable, c’est de loin la ville la plus peuplé du royaume, et même si les rois de France ont réussi à prendre le pas sur les grands aristocrates français, le peuple de Paris est difficile à maîtriser. Louis XIV décide de déserter le centre de la ville et de s’installer en périphérie à Versailles où il est fait construire un ensemble monumentale unique en Europe. La France nation puissante à la fin du XVIIe siècle va devenir le centre du continent. C’est durant ce siècle que le classicisme français va prendre son essor. Paris et ses environs vont se couvrir de monuments et de jardins somptueux.






« L’éclat et la magnificence qui entourent les rois sont des éléments de leur puissance » disait Montesquieu.  C’est le fondement du développement de Paris au XVIIe siècle.


Si les aménagements urbains réalisés par Henri IV sont les prémices de la volonté royale d’aménagé la ville pour satisfaire leur gloire, les années qui vont suivre vont renforcer cet idéal. Sous Louis XIII les architectes vont mettre en place les bases de l’art classique, mélange d’empreins à l’antiquité et à l’art italien et de principes innovant répondant aux exigences de l’aristocratie et de la cour.


Salomon de Brosse réalise le palais du Luxembourg et ses jardins pour Maris de Médicis. Vaste édifice composé d’un corps de logis et de quatre pavillons d’angle, de deux bâtiments, d’une aile et d’un pavillon d’entrée, le palais est le prototype des grandes demeures seigneuriales, il s’accompagne d’un grand jardin d’inspiration italienne. François Mansart réalise le Château de Maisons à Maisons-Laffitte pour le richissime René de Longueuil président du parlement, en périphérie de la capitale, bénéficiant d’un grand domaine il préfigure les grandes demeures  et châteaux qui vont bientôt couvrir toute l’Ile-de-France. 


Louis le Vau (1612-1670) met en place les grands principes qui vont bouleverser complètement l’appréhension de l’espace et de la vie dans les demeures royales, c’est à Vaux-le-Vicomte, au sud-est du centre de Paris qu’il réalise le prototype de ces demeures.  Construit à la demande de Nicolas Fouquet surintendant des finances, le château n’est pas un simple bâtiment mais le centre d’une grande composition paysagère, Le Nôtre y réalise son premier jardin, ouvrant de grandes perspectives vers la nature et vers le château. Construit entre cour et Jardin ; l’œuvre fit scandale, Nicolas Fouquet fut destitué et jeté en prison, le roi Louis XIV prit Le Vau et le Nôtre à son service et engagea les travaux de Versailles sur le modèle de Vaux-le-Vicomte mais à une échelle démesuré. 


Mais si les demeures et châteaux fleurissent autour de Paris, en son centre les architectes continues à embellir la ville, la construction d’hôtel particulier, d’églises et de palais se poursuit dans la capitale. Louis Le Vau construit le palais de l’Institut pour abriter la toute nouvelle académie, ainsi que le très bel hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis. Salomon de Brosse érige l’église de Saint-Gervais, Jacques Lemercier l’église de la Sorbonne, François Mansart l’église du Val-de-Grâce, Christophe Gaymard l’église Saint-Sulpice. Les dômes et les façades monumentales modifient la silhouette de la capitale.


Claude Perrault érige la grande façade du Louvre, d’un style monumental classique très imposant cette réalisation tranche avec les propositions faites par Le Bernin à l’époque et montre parfaitement tout ce qui oppose le classicisme français au baroque italien, tout en courbe et en effet dramatique.


De tous ces monuments qui embellissent la capitale c’est l’église des invalides qui est certainement le monument le plus remarquable, construite par Jules Hardouin-Mansart et Libéral Bruant c’est un monument d’une très grande élégance dont la coupole est visible  depuis la Seine. L’embellissement de Paris passe également par la réalisation d’immenses complexe en périphérie immédiate du centre dense, ouvrant de nouveaux quartiers à l’urbanisation et s’accompagnant de grandes compositions ordonnancées intégrant  la Seine comme élément de composition majeur du centre de Paris. Ce seront les Invalides et son esplanade, le jardin des Tuileries, la toute nouvelle place de la Concorde, l’amorce de l’avenue des Champs Elysées. Tous ces grands tracés inspirés par Le Nôtre vont être les armatures urbaines du développement de Paris surtout à l’Ouest.


En plus de toutes ces réalisations, la pièce maîtresse du règne de Louis XIV reste le château de Versailles, immense domaine où pendant 50 ans, architectes, paysagistes, sculpteures et peintres vont embellir sans relâches ce somptueux ensemble. La transformation de l’ancien pavillon de chasse de Louis XIII commença en 1668 sous la direction de Le Vau. Le Nôtre sera en charge des jardins, Le Brun de la décoration et des peintures. Mais plus qu’un château, Versailles c’est un système, une façon d’exercer le pouvoir et de rendre le pouvoir inusité, tout se décide à Versailles, l’ensemble de la cour et tous les ministères y résident, tout aristocrate voulant préserver son pouvoir se doit d’être à Versailles ; la ville autour se développe très vite. La concentration du pouvoir met un terme à l’opposition des provinces et fait de Paris l’hyper-centre qu’il restera pendant 300 ans, au dépend des grandes villes de province.


Le projet politique s’accompagne d’un  projet artistique, l’académie contrôle les arts, les artistes sont au service des monarques, les fêtes somptueuses marquent la vie du château.


Néo-classicisme et révolutions, 1780-1852


Paris s’oppose tés vite à Versailles, le peuple à l’aristocratie. Et au XVIIIe siècle si l’art officiel rayonne depuis Versailles, la pensée libre et contestataire illumine la capitale. Le siècle des Lumières s’épanouit dans la ville  loin des fastes de la cour, tout en gardant bien évidemment un lien toujours nourrit avec l’aristocratie et les gouvernants. La peinture  se libère des carcans du classicisme, le rococo qui nait après la mort du roi soleil loue une vie légère, harmonieuse, élégante loin des fastes grandiloquent de la cour. Art très aristocratique il fait de Watteau, Fragonard et surtout Boucher des peintres de grandes renommées.


Paris poursuit son développement sur la base du grand tracé régulateur hérité du grand siècle. Louis XV décide de la réalisation de la place de la Concorde, de l’école Militaire et de l’édification de l’église Sainte-Geneviève au sommet de la montagne du même nom. Paris reste toujours la capitale artistique et culturelle du continent européen. Les philosophes Voltaire, Rousseau, Montesquieu influencent par leurs écrits l’Europe entière.

C’est dans ce contexte que Paris va devenir la capitale d’un art nouveau, né de la découverte des ruines de Pompéi et d’Herculanum et des nouvelles pensées philosophiques qui mettent de plus en plus les héritages romain et grec en avant. Le Néo-classicisme va envahir la capitale porté sous Louis XVI par la réalisation de l’immense édifice que Soufflot a imaginé pour l’Eglise Sainte-Geneviève, puis par l’idéal de la Révolution qui à travers l’art veut glorifier ses plus belles heures mais également mettre en avant cette filiation.


Le peintre David sera le grand défenseur du néo-classicisme. Plusieurs bâtiments construit à l’initiative de la République ou de Napoléon marqueront le paysage parisien de cette époque : l’Eglise de la Madeleine, l’Arc de Triomphe du Carrousel, l’Assemblé National, l’Enceinte des Fermiers Généraux,  puis plus tard l’Arc de Triomphe de l’Etoile.




Les années qui suivent l’effondrement de l’empire (1814-1815) sont marquées par un développement non encadré de la ville et l’opposition constante du peuple et de la royauté, les révolutions de 1830 et de 1848 finissent par mettre fin à celle-ci et instaure in fine la République. Pour une courte période puisque Napoléon III instaure le second empire en 1852. Si entre 1840 et 1844 la dernière enceinte de Paris est construite, sur l’emplacement de l’actuel boulevard périphérique, les aménagements urbains au sein de la capitale ont été peu nombreux de 1800 à 1850. Pourtant les faubourgs sont surpeuplés, la ville devient un bassin industriel important, les chemins de fer commence à se réaliser reliant la capitale à son environnement proche et aux grandes villes de France puis d’Europe.


Durant cette période l’activité commerçante et intellectuelle se retrouve dans les passages parisiens, nouveaux lieux de divertissements et de commerces. Le premier ensemble est celui du palais royal qui à la fin du XVIIIe est le nouveau lieu à la mode. Mais c’est au début du XIXe siècle avec la réalisation des passages des panoramas, Colbert, et de la Galerie Vivienne que ce modèle d’aménagement prend tout son essor, les verrières métalliques élégantes qui protègent ses nouvelles rues intérieures sont les premiers effets de la toute nouvelle industrie en pleine essor.


Le nouveau Paris d’Haussmann, 1852-1890


C’est sous Napoléon III et sous la direction du baron Haussmann, préfet de Paris, qu’une transformation radicale de la capitale va avoir lieu. De nouveau Paris va édifier un modèle, mais là il s’agit plus d’urbanisme que d’architecture au sens propre. Haussmann impose un tracé couvrant l’ensemble du centre de la ville, créant place, boulevard, avenue, parc, jardins et bois en périphérie. Les travaux gigantesques vont complètement transformer la ville, des quartiers populaires entiers vont disparaitre ou être éventré par les nouvelles artères, larges, bordées d’arbres, de boutiques et de café ; la vie artistiques et culturelle va se recentrer sur ces nouveaux grands boulevards.


Les grands magasins font leur apparition reléguant les passages parisiens du début du siècle au second plan. La ville que nous connaissons aujourd’hui se construit à pas de course, elle sera bordé par de nouvelle gares véritables temples de la nouvelle ère, Gare du Nord, Gare d’Austerlitz, Gare de Lyon, Gare de l’Est.

Des parcs sont aménagés à l’ouest, le Bois de Boulogne, au nord le parc des Buttes-Chaumont et le parc Monceau, et à l’est, le  Bois de Vincennes. Des quartiers entièrement neufs apparaissent, la banlieue, au-delà des enceintes s’urbanise autour de ces bois et des artères qui mènent à la capitale. Paris devient la ville Lumière centre d’une activité artistique intense, où musiciens, poètes, romanciers, sculpteurs et architectes se mêlent  à une population de nouveaux riches, d’aristocrates de l’Empire, de membres de la vieille aristocratie,  de capitaines d’industrie et de savants.


Les places ainsi crées, place de l’Etoile, place de la Nation, place de la République, les avenues et les boulevards donnent naissance à une architecture de rapport d’immeubles en pierre de style dit haussmannien, sobre et élégant qui donne à la ville l’image d’un ensemble homogène en pierre sans tomber dans l’ennui et la répétitivité. De nombreux édifices sont réalisées dans un goût éclectique, alors en vogue en Europe, qui n’est pas particulièrement élégant, seul quelques monuments de l’époque sont remarquables : l’Opéra Garnier, les grands magasins du boulevard Haussmann, la Gare du Nord, la grande halle de la Gare d’Austerlitz.


Paris centre artistique mondiale, 1890-1940.


Après l’effondrement de l’empire en 1872, et jusqu’au début du XXe siècle, les grandes opérations d’urbanismes vont se poursuivre, le style haussmannien se libère, offrant des formes plus travaillées et plus baroques,  parallèlement  les grandes constructions métalliques fleurissent dans la capitale et marquent l’apogée de la puissance de la nouvelle industrie, la Tour Eiffel, la grande galerie des Machines, le Grand Palais, la Gare d’Orsay sont les témoins de cette nouvelle ère ponctuée par les expositions universelles de 1889 et 1900.


Par ailleurs Paris organise ses grandes collections, si le Palais du Louvre a été transformé par les révolutionnaires en Musée, les collections de peintures, dont certaines ont été amplifié par les conquêtes révolutionnaires et napoléoniennes s’enrichissent également de la production des grands artistes du XIXe. D’autre part les grandes campagnes archéologiques et les grandes expéditions outre-mer vont marquer le XIXe siècle. Initié lors de la campagne de Bonaparte en Egypte, ses expéditions sont la source de l’établissement de grandes collection d’antiquité grecques, romaines, égyptienne, mésopotamienne, khmer, africaine et océanienne.

A l’instar de Londres ou de Berlin, Paris rassemble les richesses du monde entier. L’Etat, mais aussi l’aristocratie et la grande bourgeoisie s’entiche des objets en provenance de Chine, du japon, d’Afrique, de Turquie, d’Inde, des lointaines îles océanienne. En parallèle les mêmes acquièrent une partie de la production artistique européenne et surtout parisienne, qui jusqu’au années 1950 restera de tout premier plan.  Le mouvement se poursuivra au début du XXe siècle. Il s’organisera également autour de grandes institutions qui peu à peu capteront les plus belles pièces des collections privés qui viendront enrichir le fond public préexistant.


A la fin du XIXe siècle Paris est toujours un centre artistique de première importance, les impressionnistes révolutionnent la peinture, Rimbaud et Verlaine ouvrent de nouvelles voies à la poésie. Paris a une activité artistique foisonnante. Les deux grandes expositions  universelles de 1889 et de 1900 font de Paris le centre du monde face à Londres et Berlin.


Le tournant du siècle voit s’affronter plusieurs courants artistique, Paris est devenu, plus qu’une capitale artistique, un véritable centre de réflexion des mutations  à venir. Tous les artistes d’Europe viennent à Paris, confrontent leurs réflexions, la peinture vit une époque extraordinaire d’inventions qui vont bouleverser l’art mondiale.  Paris est pendant cinquante ans, de 1890à 1940 la capitale mondiale d’une révolution artistique majeur. Elle est peu visible dans l’architecture des bâtiments qui reste très académique pour l’essentiel, mais elle est incontestable dans la peinture, la musique, la littérature, la sculpture ; Rodin, Debussy, Rimbaud, Monet, Manet, Picasso,  Braque vont changer notre vision du monde. Les quartiers de Montparnasse et de Montmartre sont au centre de cette effervescence.


En architecture trois mouvements parallèle s’opposent, l’art Nouveau qui  se développe dans toute l’Europe en réaction à un art éclectique et académique qui n’a jamais eu véritablement de sens, donne lieu à des réalisations marquante, Guimard développe une décoration florale très caractéristique pour le métro parisien, plusieurs immeubles art Nouveau sont construit dans les nouveaux quartiers.

Mais l’académisme reste bien vivant, la réalisation du sacré cœur de Montmartre au début du XXe siècle en est un exemple. Par ailleurs le troisième mouvement est issu de la convergence des études réalisé sur de nouveau matériaux, le béton armé, et les nouveaux concepts issue de l’art moderne. Le Corbusier, Mallet Stevens et Perret réaliseront quelques immeubles et villas à Paris et dans sa périphérie, mais aucun monument significatif. Par contre cette architecture porte en elle les fondements d’une nouvelle vision de l’espace qui vont bouleverser la deuxième moitié du XXe siècle, la villa Savoye de Le Corbusier à Poissy en est l’un des meilleurs exemples.


La première guerre mondiale frappe durement la France et Paris. La ville sort affaiblie de ces années de guerre. L’entre-deux guerres est marqué par la crise économique et les crises sociales et politiques, la vieille IIIe république manque de souffle. La production architecturale et urbaine reste limitée, les aménagements sur la colline de Chaillot face à la tour Eiffel sont le plus bel exemple de cette période. L’exposition coloniale de 1937 donnera lieu à la construction de quelques monuments dans un style Art déco entre académisme et modernisme, le palais de la porte Dorée en est un exemple. La banlieue se développe autour de grandes emprises industrielles, sans plans d’aménagements et sans vision globale dans une totale anarchie.


Paris, deuxième moitié du XXe siècle : modernisme et Ve république


La seconde guerre mondiale est un moment difficile pour Paris, occupé par les allemands, isolé de la province et séparé des ses colonies la métropole voit fuir une grande partie de ses artistes et intellectuels, certains ne reviendront pas. Après la guerre le développement de Paris s’accélère, la modernisation de la France durant les trente glorieuses (1945-1975) s’accompagne d’une augmentation importante de la population et d’une politique d’aménagement très volontariste, notamment après l’instauration de la Ve république en 1958. Paris métropole moderne se dote de nombreux bâtiments relevant du courant moderne, palais de l’UNESCO, CNIT à La Défense.

Les plans d’urbanisme de grande envergure modifient considérablement le paysage de l’ensemble de l’agglomération. De nouveaux équipements voient  le jour en périphérie, aéroport d’Orly puis de Roissy, nouveau quartier d’affaire à La Défense, ensembles de tours d’habitations et de bureaux sur les quais dans le XVe, autour de la gare Montparnasse et de la gare de Lyon et en banlieue. Le schéma directeur du département de la Seine impose la réalisation de 4 villes nouvelles et d’un système de transport rapide (le RER), les autoroutes dont le périphérique sur l’emplacement de l’enceinte de Thiers se construisent. Le paysage urbain de la ville change complètement surtout en périphérie.


A la fin du XXe siècle, la crise économique des années soixante-dix a stoppé le développement tout azimut de la capitale. Les projets se poursuivent notamment à La Défense et dans les villes nouvelles, mais la politique de décentralisation mené par le pouvoir privilégie le développement des grandes agglomérations de Province, Lyon, Marseille, Lille, Nantes, Bordeaux, Strasbourg deviennent des villes de plus en plus importantes, leur agglomération se développe elles captent une grande partie du dynamisme économique à l’heure où les grandes voies de communication et les grandes implantations industriels ne sont plus les seuls facteurs de développement.


Mais Paris avec 10 millions d’habitant reste l’une des villes-mondes de l’Europe Occidentale, aussi peuplé que Londres elle reste un centre névralgique très important pour le pouvoir, la mode, la culture, l’économie, la finance. Si les grands projets urbains ne sont plus d’actualité, le grands travaux liée à des projets culturels et scientifiques portées par l’état donne lieux à la réalisation de projet de grande envergure qui vont marquer le paysage de la ville : réalisation du Centre Pompidou en plein cœur de la capitale, rénovation complète du Musée du Louvre et réalisation de la pyramide de Peï au centre du cœur symbolique de la ville, construction de la Grande Arche à la Défense, de L’institut du Monde Arabe de Jean Nouvel, du musée des Arts Premiers du même Jean Nouvel, de la BNF par Dominique Perrault, et de l’aménagement du complexe de la Villette avec la construction de la cité de la Musique par Portzamparc, du parc par Bernard Tschumi, et du Musée des Sciences et Techniques.  A la fin du XXe siècle l’architecture à Paris bénéficie d’un renouveau, mais qui reste de courte durée.


Paris au XXIe siècle : état des lieux et perspectives


Au début du XXIe siècle Paris n’est plus une capitale artistique de premier plan, les choses se passent à New-York ou en Chine. Par contre le renouveau des grands musées parisiens (création du Grand Louve, du musée d’Orsay, rénovation du musée Guimet, création du Musée des Arts Premier s) a renforcé l’attrait touristique et culturel de Paris, qui reste la ville la plus fréquenté au monde, sans tomber dans une muséification à outrance, comme c’est le cas à Venise, Florence et presque à Rome. Paris offre aujourd’hui un ensemble de collections unique au monde couvrant les cinq continents.  5 000 ans d’histoires de l’art sont rassemblé dans des kilomètres de galeries somptueuses et à travers plusieurs centaines de musées dans la capitale et ses environs, dont les principaux sont : le Musée du Louvre (de l’antiquité au XIXe siècle), le Musée d’Orsay (XIXe s.), la Galerie du Jeu de Paume (début XXe), le centre Pompidou (XXe s.), le musée des Arts Modernes de la ville de Paris (XXe s.), le musée Guimet (arts asiatiques), le musée des art Premiers (Afrique, Océanie, Amérique), le musée Cernuschi (Chine, japon), le musée des antiquité nationales de Saint-Germain-en-Laye (préhistoire, antiquité, bas moyen-âge), le musée Cluny (Moyen-âge).


En ce début du XXIe siècle le manque d’ambition dans l’aménagement de la capitale et l’absence de dialogue constructif entre la périphérie et l’hyper centre ne permet pas le foisonnement créatif de ville comme Barcelone ou Londres. Le lancement du Grand Paris pourrait peut être redonné un dynamisme à une ville qui héritière d’un passé glorieux et extrêmement riche a besoin de se voir à sa véritable échelle, celle d’une ville de 10 millions d’habitant au cœur de l’Europe.

 

 


Centre historique (vieille ville) de Tallin - UNESCO


"Tallinn est un remarquable exemple, du fait de son authenticité et de son excellente conservation, de ville commerciale du nord de l'Europe dans le courant du Moyen Âge. Elle a conservé au plus haut degré les caractéristiques principales de cette forme unique d'économie et de société. Les recherches ont montré qu'il existait dès les Xe -XIe siècles un fort construit sur le plateau calcaire de Toompea, qui dominait un comptoir commercial et un port sur la route viking menant à […]


À partir du XVe siècle, Florence a exercé une influence considérable sur le développement de l'architecture et des arts monumentaux, d'abord en Italie, puis dans toute l'Europe. Le centre historique atteste remarquablement, par sa cohérence, son pouvoir de ville marchande au cours du Moyen Âge et de la Renaissance. Entre le XIVe et le XVIIe siècle, la ville se couvrit de prestigieux monuments qui illustrent la magnificence des banquiers et des princes florentins. Fondée comme colonie […]


Istanbul ou Istamboul (en turc İstanbul) est la métropole de la Turquie et la préfecture de la province du même nom. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. Située de part et d’autre du détroit du Bosphore, à cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit. Elle est la plus grande agglomération du pays avec près de treize […]



Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 11:04
- Publié dans : ROCOCO

Musée du Louvre Paris

Hubert Robert (1733-1808) est un peintre voyageur. Après un séjour un séjour à la villa Médicis à Rome, il parcourt l’Italie, dessinant des scènes pittoresques et les ruines nombreuses et grandioses de l’antiquité. Reçu à l’académie en 1766 à Paris, il repart en Provence et en Italie, peignant les mêmes motifs, paysages de ruines ou de grandes constructions monumentales notamment de l’antiquité. Ce sont ces vues qui le rendront célèbres.

 


Rome - Le Forum



Le Forum Romanum (ou Forum de Rome), également appelé Forum Magnum (« Grand Forum ») ou Forum Vetus (« Vieux forum »), est resté pendant longtemps la principale place de Rome et avait une importance historique, religieuse, et politique pour être le centre théorique de la fondation de Rome (le cercle Mundus), pour rassembler des temples d'importance (Aedes Saturni…) et pour être la place autour de laquelle toute la vie politique romaine s'articulait (Sénat romain, Comice, Curie). À l'origine […]

Joseph Vernet - La nuit un port de mer au clair de lune

La nuit un port de mer au clair de lune, Musée du Louvre, Paris Joseph Vernet (1714-1789) est un peintre français qui passa une grande partie de sa vie en Italie, 20 ans. Pendant son séjour italien, c’est à travers ses peintures de paysages qu’il s’attacha à développer sa maîtrise de la lumière. De retour en France en 1753, il obtint une commande importante, 24 tableaux représentant les principaux ports de France, dont celui-ci, qui est remarquable de part la maîtrise des clairs obscurs, de […]

  Mozart - Proust


"Italienne aux bras d’un prince de Bavière Dont l’œil triste et glacé s’enchante à sa langueur ! Dans ses jardins frileux il tient contre son cœur Ses seins mûris à l’ombre, où téter la lumière. Sa tendre âme allemande, - un si profond soupir ! – Goûte enfin la paresse ardente d’être aimée, Il livre aux mains trop faibles pour le retenir Le rayonnant espoir de sa tête charmée. Chérubin, Don Juan ! loin de l’oubli qui fane Debout dans les parfums tant il foula de fleurs Que le vent dispersa […]

 

 

 

 


Communauté : artiste peintre
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 10:27
- Publié dans : EGYPTE ANTIQUITE

Nefertari tombeau

 

XIXème Dynastie, vers 1250 av. JC.

 

Néfertari « Grande Epouse Royale » de Ramsès II a bénéficié d’un vaste complexe funéraire dans la vallée des Reines à Louxor (ancienne Thèbes). Construit du vivant de la reine le complexe était richement ornée, malheureusement peu d’objets ont survécu au pillage de la tombe. On atteint la tombe après avoir descendu 18 marches taillées dans la roche menant à une antichambre puis à un deuxième escalier qui plonge dans les profondeurs de la montagne. Le caveau principal est flanqué de 3 petites chambres. L’antichambre et son annexe son richement décorées entre autres de deux représentations du Dieu solaire. A gauche on peut découvrir le dieu Khépri  qui incarne le soleil levant sous la forme d’un scarabée.  En face le dieu Rê-Horakhty hiérocéphale incarne le soleil couchant.

 

On peut également voir des représentations de la déesse Hathor et de la déesse-vautour Nekhbert aux ailes largement déployées.  Dans le corridor on peut voir des fresques représentant Néfertari offrant des boissons aux déesses Isis et Nephthys.  Les scènes de l’annexe montrent la reine accompagnée par une divinité, le dieu Harsiésis, Horus fils d’Isis, à tête de faucon, qui la conduit au dieu solaire.

 

L’ensemble des ces fresques somptueuses sont un vivant témoignage de l’art accomplie de l’ancienne égypte.

 

nefertari tombeau isis Nefertari tombeau Horus
nefertari tombeau portrait Nefertari tombeau thot

 

 


Louxor - Ramesseum temple de Ramses II


Dès son accession au trône Ramses II commence l’édification de son temple funéraire le Ramesseum, XIXe Dynastie, 1260 av. JC. Cet ensemble immense comprend le sanctuaire mais également de vastes magasins voûtés. L’imposant pylône d’entrée précède deux cours qui étaient ornée de nombreuses statues du souverain. Trois rampes permettent d’accéder au temple et à sa grande salle hypostyle. De plan basilical et comportant 48 colonnes monumentale la grande salle rappelle Karnak. La salle suivante […]

 


Louxor - Temple de Medinet Habu ou Habou


Le temple funéraire de Ramses III (XXe Dynastie, vers 1770 av. JC, est le mieux conservé de la grande nécropole de Thèbes (Louxor aujourd’hui). L’enceinte de 315m par 205 abrite plusieurs ensembles dont un petit temple de la XVIIIe dynastie et des chapelles funéraires de trois Divines Adoratrices datant des XXV et XXVIe dynastie. L’immense pylône d’entrée du temple de Médinet Habou est suivi de deux cours dont la première donne accès au grand palais rituel. La deuxième cour ouvre, dans […]

 

 

 


Cuve du Sarcophage de Ramses III

Cette œuvre exposé au musée du Louvre est un témoignage précieux de l’art du Nouvel Empire (-1550 à -1069). Elle abritait les cercueils emboîtés du pharaon Ramsès III. Le décor est une référence au 7e et 8e chapitre du « Livre des demeures secrètes ». Ce livre décrit le voyage de la barque solaire dans le monde nocturne. Le livre est divisé en 12 chapitres correspondant aux 12 heures de la nuit. Le livre se finit par la victoire du soleil qui renaît au matin après avoir vaincu les forces […]

Communauté : Patrimoines de l'humanité
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