Dimanche 15 janvier 2012
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Publié dans : GRECE ANTIQUITE
Musée du Louvre, œuvre romaine de l'époque impériale (Ier–IIe siècle) copie d'un eoeuvre grecque.
Le supplice de Marsyas témoigne du goût de l'art hellénistique pour le pathétique. Cette grande statue représente un silène,
compagnon du cortège de Dionysos, dont la nature sauvage est indiquée par les oreilles en pointes, la chevelure hirsute et la queue de bête située au creux des reins. Les bras, liés à un tronc
d'arbre par les poignets, portent suspendu le corps qui s'allonge et s'étire, et dont le ventre se creuse et les côtes font saillie. Le visage aux traits âgés est tendu, en proie à l'angoisse et
à la douleur.
L'œuvre est une copie romaine d'un original hellénistique créé à Pergame, en Asie Mineure, dans la seconde moitié du IIIe siècle av. J.-C. Cette atmosphère dramatique correspond bien au goût pour le pathétique de l'école de Pergame. Le sujet est prétexte à une étude du visage et de l'anatomie, où les jeux d'ombre
sur les surfaces bosselées d'un corps déformé par la douleur théâtralisent la scène et en accentuent l'effet pathétique.
Cette statue est également un formidable contre-pied à toutes les recherches de la sculpture grecque, qui, depuis le couros et en passant par le contrapposto du Ve
siècle, avaient campé un corps debout puis étudié les conséquences musculaires. Ici, en représentant un corps suspendu, le sculpteur fait échapper son Marsyas à la pesanteur et au problème de la
pondération. Le nu masculin s'en trouve complètement renouvelé : ce n'est plus la puissance qui est l'objet de l'étude, mais la surenchère musculaire au service d'une anatomie distendue.
Mythologie:
Athéna invente l'aulos (instrument à vent) mais elle le jette dès qu'elle s'aperçoit qu'en jouer déforme son visage Marsyas le ramasse et devient rapidement un
musicien expert.
Il finit par défier Apollon, maître de la lyre. Le concours est présidé par les Muses et le roi Midas. Les Muses déclarent Apollon vainqueur. Pour punir Marsyas de
sa démesure, l'Archer le fait écorcher, et jette sa dépouille dans une grotte, d'où coule une rivière, qui prendra le nom du satyre. Le Marsyas se jette dans le Méandre. Pour avoir tranché en
faveur de Marsyas, le roi Midas reçoit pour sa part une paire d'oreilles d'âne.
Le concours entre Apollon et Marsyas, symbole de la lutte entre les influences apolliniennes et dionysiennes de l'homme, est un sujet favori des artistes
antiques.
Source:http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail_notice.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673225843&CURRENT_LLV_NOTICE%3C%3Ecnt_id=10134198673225843&FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500817
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marsyas
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