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Côte d'Ivoire 1931

Côte d'Ivoire 1931

"J'ai soudain compris que la photographie peut fixer l'éternité dans l'instant. " Cartier-Bresson 1931, l'aventure peut commencer.

Seville 1933

Seville 1933

"Les photos de ces années-là sont parmi les plus libre que Cartier-Bresson ait prises. Libres de toute contrainte, libres de toute commande, libres de toute entrave, libres de tout regard critique. Elles sont d'un flâneur insouciant, qui n'attend rien et que rien n'attend. " Pierre Assouline

L'Araignée d'amour, Mexique

L'Araignée d'amour, Mexique

Manhattan, 1935

Manhattan, 1935

Un Dimanche sur les bords de Seine, 1938

Un Dimanche sur les bords de Seine, 1938

Bonnard, Giacometti, MatisseBonnard, Giacometti, Matisse
Bonnard, Giacometti, MatisseBonnard, Giacometti, Matisse

Bonnard, Giacometti, Matisse

"Un portrait est à chaque fois une aventure. Rien n'est moins intentionnel"

1944, La Libération de Paris

"Cette fois, quoi qu'il s'en défende Cartier-Bresson fait vraiment du photojournalisme et du meilleur. Il témoigne parce qu'il est des circonstances dans l'histoire d'un pays où il serait déshonorant de ne pas le faire. Il n'est même pas mû par un réflexe de reporter, avec ou sans compas dans l'oeil, mais par une réaction épidermique et viscérale. Celle du prisonnier évadé qui veut hâter le retour des siens." Pierre Assouline. 

Libération de Paris 1944Libération de Paris 1944
Libération de Paris 1944Libération de Paris 1944
Libération de Paris 1944Libération de Paris 1944

Libération de Paris 1944

Oradour-sur-Glane 1944

Oradour-sur-Glane 1944

Libération et retour des prisonniers d'Allemagne, 1945Libération et retour des prisonniers d'Allemagne, 1945
Libération et retour des prisonniers d'Allemagne, 1945Libération et retour des prisonniers d'Allemagne, 1945

Libération et retour des prisonniers d'Allemagne, 1945

En 1945 Cartier-Bresson assiste à la libération des camps.

"Il ne fait pas que passer, il est issu de ce monde; Il n'a pas trois jours, mais trois ans de captivité derrière lui. Chacune de ces images s'en ressent. Elles portent le poids de l'expérience, de la souffrance, de la mort." Pierre Assouline

Louisiane 1947Louisiane 1947
Louisiane 1947Louisiane 1947

Louisiane 1947

"je me souviens de ce jour où j'ai pu l'observer en plein travail dans une rue de la Nouvelle-Orléans, dansant tout le long du trottoir comme une libellule inquiète, trois Leica se balançant sur leurs courroies autour de son cou, le quatrième rivé sur l'oeil, tac-tac-tac (l'appareil semble une partie se son corps), s'affairant à son cliquetis avec une intensité joyeuse et une religieuse absorption de tout son être. Nerveux et gai, voué à son métier, Cartier-Bresson est un "homme seul" sur le plan de l'art, une manière de fanatique."

Claude Roy, Les chiens aboient.

Ghandi, 1948

Ghandi, 1948

"Je suis devant le dernier fakir d'Inde. Il est accroupi sur un mince matelas de crin et son corps maigre est drapé de cotonnade blanche. Il me salue à la manière hindoue, les mains jointes, puis il me tend la main et m'invite à m'accroupir en face de lui. Ce fakir accueillant, c'est Gandhi. Et le tour qu'il a réussi est beaucoup plus difficile que de lancer une corde en l'air pour qu'elle y reste suspendue. Il a escamoté à la Couronne anglaise quatre cents millions de sujets ... ".

Cartier-Bresson, 1948.

Inde, 1948

Inde, 1948

"L'évocation de l'Inde a le don de susciter en lui une bouffée de bonheur, une lueur nostalgique dans le regard, quelque chose d'ineffable dans le sourire" Pierre Assouline

Shangaï, 1948

Shangaï, 1948

"Dans ces moments d'intense excitation, où la folie gagne facilement les foules, l'essentiel n'est plus tant d'être sur place que de savoir comment en repartir ..." Pierre Assouline.

En 1948-1949 Cartier-Bresson est en Chine, c'est la fin de la guerre civile l'effondrement d'un monde et l'amorce d'une nouvelle ère.

 

Chine, 1949

Chine, 1949

"Dans un espace horizontal parfaitement d'équerre, deux hommes. L'un immobile, regardant ailleurs, l'autre mangeant, regardant dans son bol. Le noir à gauche et le blanc à droit  entraînent la tension. Au coin d'ombre noire à gauche, répond la porte à droite en haut de laquelle un second rectangle enlacé engendre un rythme hypnotique. A gauche, une porte donnant sur le vide noir, dont l'ouverture est un rectangle inversé, encadre en contrepoint le Chinois immobile regardant ailleurs. A son immobilité silencieuse répond l'homme assis qui mange. Il est campé exactement à l'intersection harmonique du nombre d'or. Il tient un bol dans ses mains. Un autre bol, posé sur le banc, répond en écho au premier. La calotte noire est leur contre-pont. Des ombres hachées et diagonales frappent de haut en bas et de droite à gauche, inquiétant l'horizontalité paisible de la scène. Tout cela tient du miracle."

Avigdor Arikha

Moscou, 1954Moscou, 1954

Moscou, 1954

URSS, 1954

URSS, 1954

URSS, 1954, "... ce sont les gens qui l'intéressent, l'homo sovieticus dans tous ses états" Pierre Assouline. 

1963, Cuba
1963, Cuba

1963, Cuba

" Le Cuba de Cartier-Bresson est, avant tout, celui des gens de la rue, celui d'une architecture pleine d'imagination, de la passion de la loterie, d'une prostitution toujours très présente quoique moins ostentatoire que sous l'ancien régime, des fusils tenus nonchalamment en bandoulière par les miliciens ..." Pierre Assouline.

1965, Japon

1965, Japon

1966, 24 Heures du Mans.

1966, 24 Heures du Mans.

1966, Chine

1966, Chine

"Les nouveaux Chinois de la Chine nouvelle sont-ils différents ? "En deux mots, ils sont vieux de centaines de siècles et jeunes de quelques années", répond le Normand Cartier-Bresson." Pierre Assouline.

1966, Inde

1966, Inde

1968, France

1968, France

" Cartier-Bresson sillonne (la France) ... entre avril 1968 et décembre 1969, sans s'interdire des sauts à l'étranger. Ce qu'il en retient ? Des lieux, des gens, des atmosphères mais aussi des clins d'oeil, des émotions, des sourires qui s'entremêlent dans une sorte d'inventaire ethnologique dressé par un Prévert paysagiste." 

 "A soixante ans révolus, Henri Cartier-Besson n'a pas encore atteint la paix intérieure, improbable mélange de sagesse, d'harmonie et d'équilibre qui pourrait être son nombre d'or personnel. Mais en renouant avec le dessin, il franchit un degré de plus dans sa longue marche vers cet idéal inaccessible. Plus que jamais, il peut prendre le temps de le perdre, et ne plus perdre sa vie à la gagner.

En annonçant qu'il arrête la photo, il referme la parenthèse." 1970. 

Textes : Pierre Assouline, Cartier-Bresson, 1999 et 2006. 

Tag(s) : #ART MODERNE, #PHOTOS XXe

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