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La Seconde Guerre Mondiale

La Seconde Guerre Mondiale

Zweiter Weltkrieg - Segunda Guerra Mundial - World War II

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km², et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut aussi la plus grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre. Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières.

Guerre du pacifique

Guerre du pacifique

<< La propagande vise à imposer une doctrine à tout un peuple...

La propagande agit sur l'opinion publique à partir d'une idée

et la rend mûre pour la victoire de cette idée. >>

  Adolf Hitler

 

Durant la seconde guerre mondiale, la notion de propagande a su se théoriser. La propagande appelle la population à soutenir l'effort de guerre. Tous les moyens possibles sont utlisés : les affiches, la presse, la radio ou les actualités filmées diffusées avant ou après les projections dans les cinémas, le cinéma lui-même avec les films et dessins animés,... La propagande a de multiples objectifs dont les principaux sont d'imposer une idée ou une idéologie à tout un peuple qui peut être d'ordre politique, économique, religieux, mais la propagande a également d'autres buts comme dévaloriser l'ennemi.

Très peu de temps après son accession au pouvoir, Hitler crée le Ministère du Reich à l’information et à la propagande pour Joseph Goebbels le 13 mars 1933. La Chambre nationale de la culture est créée le 22 septembre de la même année, dont Goebbels en est également le directeur. La Chambre nationale du film interdit très vite le double programme (le fait de passer deux longs métrages par séance), pour pouvoir développer l'avant programme, c'est-à-dire les actualités, les documentaires, mais aussi les dessins animés. Goebbels comprend très rapidement que, comparée au théâtre ou à la littérature, cette nouvelle forme d'art qu'est le cinéma peut atteindre une bien plus large audience.

La Seconde Guerre Mondiale
La Seconde Guerre Mondiale

Sur mer, après la Première Guerre mondiale, le choix guidant la construction des navires de ligne consistait en un compromis entre le blindage et la vitesse. Les croiseurs de bataille, plus rapides que les cuirassés étaient moins bien protégés. Ce n'est qu'à la fin des années 1930 qu'apparurent les premiers cuirassés rapides. Mais ces bâtiments constituaient des cibles idéales pour l'aviation embarquée à bord des porte-avions, notamment les bombardiers en piqué et les avions torpilleurs. Malgré une puissante défense aérienne, disposant parfois de conduite de tir radar, le cuirassé reste vulnérable et cesse d'être le "capital ship" de la guerre sur mer. Le porte-avions, qui peut disposer d'un parc aérien de 50 à 60 appareils, prend un rôle de plus en plus déterminant, surtout grâce à "l'allonge" que lui permet ses escadrilles embarquées, lorsque le théâtre des opérations est éloigné de toute base terrestre, comme c’est le cas pour les États-Unis ou le Japon dans les batailles du Pacifique. Le porte-avions devient la pièce centrale d’un dispositif que les Américains appellent "Task force" et où les autres navires lui servent le plus souvent d'escorteurs.

Comme lors de la Première Guerre mondiale, les sous-marins sont largement employés pour bloquer l’approvisionnement ennemi, mais la lutte anti-sous-marine a fait d'énormes progrès depuis la Première Guerre mondiale, d'abord avec l'asdic puis avec le sonar. Les destroyers, les frégates et les corvettes sont spécialisées dans la lutte anti-sous marine et assurent l'escorte des convois.

Donald Mackay 	Corvette Bridge

Donald Mackay Corvette Bridge

La toile de Donald Mackay montre des marins sur la passerelle découverte de la corvette canadienne NCSM Galt, qui passa une bonne partie de la guerre à escorter des convois de navires marchands. Des membres de l'équipage exécutent diverses tâches, pendant quelques-uns des navires marchands du convoi sont visibles à l'arrière-plan. Forts de l'expérience de la Première Guerre mondiale, des pays alliés établirent des convois après le déclenchement de la guerre, en septembre 1939. Les marines alliées s'efforçaient de les protéger des attaques des forces ennemies, particulièrement des U-boote allemands, en les rassemblant et en les faisant escorter par des navires de guerre tels que le Galt.

L'abordage du U-744 Lieutenant Thomas Charles

L'abordage du U-744 Lieutenant Thomas Charles

Ce U-744 fut détruit par le groupe de soutien du Canada C-2 le 6 mars 1944, et le NCSM Chilliwack envoya une équipe d'arraisonnement sur l'épave en train de couler pour tenter de récupérer les codes radio et du matériel. Au cours d'une entrevue, en 1979, Tom Wood, artiste de guerre officiel affecté à la Marine royale du Canada, a raconté son expérience : " C'était un emploi. On se sentait bien parce qu'on avait un emploi et qu'on était capable de peindre. Nous chassions la crise économique des années 30 de notre esprit. La guerre élargissait les horizons, mais, dans une grande mesure, la guerre est ennuyeuse. Il y a de longues périodes d'inactivité, et lorsqu'il se produit quelque chose, en général c'est brusque, impersonnel, et à un certain point abstrait. "

La guerre dans les airs.

Les immenses progrès de l’aviation réalisés entre les deux guerres vont donner aux différents avions de guerre une place de première importance. L’amélioration des structures de l’avion permet aux chasseurs-bombardiers comme le Stuka d’opérer des bombardements en piqué et de prendre ainsi toute leur part dans les combats terrestres. Les bombardiers lourds comme la forteresse volante américaine, dont le rayon d’action atteint, à la fin de la guerre, 5 000 kilomètres, sont utilisés dans des raids massifs de mille avions et plus, mettant ainsi en œuvre le concept de Bombardement stratégique. Pour contrer les bombardiers, les belligérants font usage de leurs avions de chasse et de canons de défense contre avions (DCA). C’est l’efficacité de la DCA qui oblige à organiser les opérations de bombardement la nuit. On demande aux avions de chasse d’assurer la maîtrise de l’espace aérien sur un champ de bataille ou sur un front donné.

Raid aérien sur San Giusto, Pise. 	Goranson, capitaine d'aviation Paul Alexander

Raid aérien sur San Giusto, Pise. Goranson, capitaine d'aviation Paul Alexander

Les bombardiers canadiens participèrent aux raids au-dessus de l'Allemagne, de l'Italie et d'autres pays. Cette peinture de Paul Goranson illustre l'attaque du terrain d'aviation de San Giusto, près de Pise, en Italie, en septembre 1943, par des bombardiers canadiens basés en Afrique du Nord.

La Seconde Guerre Mondiale

L’usage généralisé des chars est une première illustration de cette tendance à la motorisation. Alors que l’armée française fait le choix d’une dispersion des chars, mis au service des unités d’infanterie, les Allemands en adoptant une tactique basée sur l’utilisation des chars groupés sortent vainqueurs de la bataille de France. La conception du char lui-même oscille entre deux tendances : la puissance et la maniabilité. L’expérience de la guerre d’Espagne a montré que le blindage est moins important que la silhouette basse, moins vulnérable, la tourelle mobile à 360° et la puissance du canon. Mais au cours de la Seconde Guerre mondiale, on assiste à une croissance en poids, en blindage et en puissance de feu. Ainsi, le char allemand Tigre I fait 57 tonnes. L’américain Sherman M4 et le soviétique T-34, utilisés jusqu’à la fin de la guerre restent dans la gamme des 30 tonnes. La concentration de chars dans des divisions blindées permettent de mener des guerres éclairs (Blitzkrieg), comme la Bataille de France en mai-juin 1940 remportée par les Allemands.

	Bobak , O.C., Capitaine Bruno Jacob

Bobak , O.C., Capitaine Bruno Jacob

La Massey Ferguson pendant la Seconde Guerre mondiale. 	Casson, Alfred Joseph

La Massey Ferguson pendant la Seconde Guerre mondiale. Casson, Alfred Joseph

Des hommes et des femmes travaillent ensemble à construire des canons navals à une usine de Massey Ferguson, à Brantford, Ontario.

Orléans

Orléans

Bombardements de villes

Certaines opérations de bombardement de villes ont causé de nombreuses victimes civiles. Le nombre de victimes civiles était parfois un but recherché pour affaiblir le « moral » de l'adversaire.

 

    En Allemagne

        Le bombardement de la ville de Hambourg, nom de code « opération Gomorrhe » est estimé avoir fait 40 000 victimes, le plus lourd bilan humain en Europe pour ce type d'opération.

        L'estimation du nombre de victimes du bombardement de Dresde a considérablement fluctué, de 25 000 selon la ville de Dresde en mars 1945 jusqu'à 250 000 selon la propagande nazie dans les pays neutres à la même époque, puis des chiffres similaires selon la propagande soviétique dans le contexte de la Guerre froide69. Une commission d'historiens réunis en 2004-2010 à l'initiative de la ville de Dresde en a finalement fixé le bilan maximum à 25 000 morts.

    En France, en Belgique et aux Pays-Bas, après les bombardements allemands de 1940 et, durant les années de l'occupation allemande, les bombardements alliés des installations industrielles dont la production est réquisitionnée pour l'effort de guerre du Reich, surviennent les bombardements de la campagne de libération de l'Europe qui meurtrissent les régions de Normandie, des villes comme Paris, Bruxelles, Liège et Anvers victimes de l'offensive allemande des avions sans pilote V1 et des missiles V2, et encore l'Ardenne belge victime de l'ultime offensive allemande. Entre 1940 et 1945, la France reçoit 550 000 tonnes de bombes des anglo-américains, soit 22 % du total déversé sur le continent. L'estimation du nombre de victimes varie de 50 000 à 70 000.

    en Grande-Bretagne, le bombardement de villes anglaises, et de Londres en particulier, nom de code « Blitz » est estimé avoir fait 14 500 victimes.

Dresde
Dresde

Dresde

Nussbaum

Nussbaum

Génocide.

 

La guerre et la domination de l’Europe qui en est résultée ont permis au régime nazi de pousser à l’extrême son idéologie raciste. Selon les termes de Goebbels : « La guerre nous offre toutes sortes de possibilités que la paix nous refusait »

 

Parmi ces possibilités figure un plan de nettoyage ethnique visant les populations d'Europe de l'Est : le Schéma directeur pour l'Est ; son application dans les terres conquises aura pour effet de les désorganiser en profondeur.

Le jour même de l’entrée en guerre, en septembre 1939, Hitler autorise l’extermination des handicapés mentaux allemands et autres malades incurables. Officiellement stoppée en août 1941 grâce à un mouvement d’opinion, l’aktion T4 conduit à « l'euthanasie » par le gaz de plus de 150 000 handicapés, nombre de techniciens de l’opération étant ensuite réaffectés au gazage massif des Juifs dans les camps de la mort.

 

Dès 1939, les juifs sont concentrés de force dans des ghettos misérables, surpeuplés et délibérément affamés, notamment dans le Gouvernement Général de Pologne. Leur extermination systématique, que l’on désigne sous le nom de Shoah, est d’abord mise en œuvre par des exécutions de masse pratiquées par la Wehrmacht puis par les Einsatzgruppen dans les territoires polonais et soviétiques. En URSS et dans une partie de la Pologne, la « Shoah par balles » cède en 1942 le pas à l’emploi méthodique de camions à gaz. Après la conférence de Wannsee (20 janvier 1942), la politique d’extermination (« la solution finale de la question juive » dans la terminologie nazie) vise les Juifs de tous les pays occupés et prend un tour industriel. Les Juifs sont déportés dans des camps d’exterminations dans lesquels les victimes sont gazées en masse, et leurs corps réduits en cendres dans des fours crématoires. Au total, environ les trois quarts des juifs de l’Europe occupée, totalisant, selon Raul Hilberg, au minimum 5 100 000 personnes sont exterminées.

 

Nussbaum
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rafael

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