Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /2010 23:20
- Publié dans : RATIONNALISME ET NATURALISME

Dans ces jours déplorables, une industrie nouvelle se produisit, qui ne contribua pas peu à confirmer la sottise dans sa foi et à ruiner ce qui pouvait rester de divin dans l’esprit français. Cette foule idolâtre postulait un idéal digne d’elle et approprié à sa nature, cela est bien entendu. En matière de peinture et de statuaire, le Credo actuel des gens du monde, surtout en France (et je ne crois pas que qui que ce soit ose affirmer le contraire), est celui-ci : « Je crois à la nature et je ne crois qu’à la nature (il y a de bonnes raisons pour cela). Je crois que l’art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature (une secte timide et dissidente veut que les objets de nature répugnante soient écartés, ainsi un pot de chambre ou un squelette). Ainsi l’industrie qui nous donnerait un résultat identique à la nature serait l’art absolu. » Un Dieu vengeur a exaucé les voeux de cette multitude. Daguerre fut son Messie. Et alors elle se dit : « Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d’exactitude (ils croient cela, les insensés !), l’art, c’est la photographie. » A partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal. Une folie, un fanatisme extraordinaire s’empara de tous ces nouveaux adorateurs du soleil. D’étranges abominations se produisirent. En associant et en groupant des drôles et des drôlesses, attifés comme les bouchers et les blanchisseuses dans le carnaval, en priant ces héros de vouloir bien continuer, pour le temps nécessaire à l’opération, leur grimace de circonstance, on se flatta de rendre les scènes, tragiques ou gracieuses, de l’histoire ancienne. Quelque écrivain démocrate a dû voir là le moyen, à bon marché, de répandre dans le peuple le goût de l’histoire et de la peinture, commettant ainsi un double sacrilège et insultant à la fois la divine peinture et l’art sublime du comédien. Peu de temps après, des milliers d’yeux avides se penchaient sur les trous du stéréoscope comme sur les lucarnes de l’infini. L’amour de l’obscénité, qui est aussi vivace dans le coeur naturel de l’homme que l’amour de soi-même, ne laissa pas échapper une si belle occasion de se satisfaire. Et qu’on ne dise pas que les enfants qui reviennent de l’école prenaient seuls plaisir à ces sottises ; elles furent l’engouement du monde. J’ai entendu une belle dame, une dame du beau monde, non pas du mien, répondre à ceux qui lui cachaient discrètement de pareilles images, se chargeant ainsi d’avoir de la pudeur pour elle : « Donnez toujours ; il n’y a rien de trop fort pour moi. » Je jure que j’ai entendu cela ; mais qui me croira ? « Vous voyez bien que ce sont de grandes dames ! » dit Alexandre Dumas. « Il y en a de plus grandes encore ! » dit Cazotte.

 

Comme l’industrie photographique était le refuge de tous les peintres manqués, trop mal doués ou trop paresseux pour achever leurs études, cet universel engouement portait non seulement le caractère de l’aveuglement et de l’imbécillité, mais avait aussi la couleur d’une vengeance. Qu’une si stupide conspiration, dans laquelle on trouve, comme dans toutes les autres, les méchants et les dupes, puisse réussir d’une manière absolue, je ne le crois pas, ou du moins je ne veux pas le croire ; mais je suis convaincu que les progrès mal appliqués de la photographie ont beaucoup contribué, comme d’ailleurs tous les progrès purement matériels, à l’appauvrissement du génie artistique français, déjà si rare. La Fatuité moderne aura beau rugir, éructer tous les borborygmes de sa ronde personnalité, vomir tous les sophismes indigestes dont une philosophie récente l’a bourrée à gueule-que-veux-tu, cela tombe sous le sens que l’industrie, faisant irruption dans l’art, en devient la plus mortelle ennemie, et que la confusion des fonctions empêche qu’aucune soit bien remplie. La poésie et le progrès sont deux ambitieux qui se haïssent d’une haine instinctive, et, quand ils se rencontrent dans le même chemin, il faut que l’un des deux serve l’autre. S’il est permis à la photographie de suppléer l’art dans quelques-unes de ses fonctions, elle l’aura bientôt supplanté ou corrompu tout à fait, grâce à l’alliance naturelle qu’elle trouvera dans la sottise de la multitude. Il faut donc qu’elle rentre dans son véritable devoir, qui est d’être la servante des sciences et des arts, mais la très humble servante, comme l’imprimerie et la sténographie, qui n’ont ni créé ni suppléé la littérature. Qu’elle enrichisse rapidement l’album du voyageur et rende à ses yeux la précision qui manquerait à sa mémoire, qu’elle orne la bibliothèque du naturaliste, exagère les animaux microscopiques, fortifie même de quelques renseignements les hypothèses de l’astronome ; qu’elle soit enfin le secrétaire et le garde-note de quiconque a besoin dans sa profession d’une absolue exactitude matérielle, jusque-là rien de mieux. Qu’elle sauve de l’oubli les ruines pendantes, les livres, les estampes et les manuscrits que le temps dévore, les choses précieuses dont la forme va disparaître et qui demandent une place dans les archives de notre mémoire, elle sera remerciée et applaudie. Mais s’il lui est permis d’empiéter sur le domaine de l’impalpable et de l’imaginaire, sur tout ce qui ne vaut que parce que l’homme y ajoute de son âme, alors malheur à nous !

 

Je sais bien que plusieurs me diront : « La maladie que vous venez d’expliquer est celle des imbéciles. Quel homme, digne du nom d’artiste, et quel amateur véritable a jamais confondu l’art avec l’industrie ? » Je le sais, et cependant je leur demanderai à mon tour s’ils croient à la contagion du bien et du mal, à l’action des foules sur les individus et à l’obéissance involontaire, forcée, de l’individu à la foule. Que l’artiste agisse sur le public, et que le public réagisse sur l’artiste, c’est une loi incontestable et irrésistible ; d’ailleurs les faits, terribles témoins, sont faciles à étudier ; on peut constater le désastre. De jour en jour l’art diminue le respect de lui-même, se prosterne devant la réalité extérieure, et le peintre devient de plus en plus enclin à peindre, non pas ce qu’il rêve, mais ce qu’il voit. Cependant c’est un bonheur de rêver, et c’était une gloire d’exprimer ce qu’on rêvait ; mais que dis-je ! connaît-il encore ce bonheur ?

 

 L’observateur de bonne foi affirmera-t-il que l’invasion de la photographie et la grande folie industrielle sont tout à fait étrangères à ce résultat déplorable ? Est-il permis de supposer qu’un peuple dont les yeux s’accoutument à considérer les résultats d’une science matérielle comme les produits du beau n’a pas singulièrement, au bout d’un certain temps, diminué la faculté de juger et de sentir ce qu’il y a de plus éthéré et de plus immatériel ?





hector Berlioz Sarah Bernhardt Jules Favre Stéphane Mallarmé Jules Verne Auguste Rodin

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Robert Demachy (1859-1936) est un photographe français, tenant du pictorialisme. Maîtrisant parfaitement toute une série de technique de tirage très proche de la peinture ou du graphisme, il sait notamment en employant la gomme bichromatée donnée une véritable matière à ses photos. La gomme permet en effet d’estomper les détails et le traitement de la surface. Travaillée au pinceau ou avec un tampon les effets peuvent être subtil ou très marqué. Le mouvement pictorialiste est à la fois […]


Daguerre est l’un des précurseurs de la photo au XIXe siècle, en 1837 il met au point le principe du daguerréotype et ouvre la voie à la démocratisation d’un art qui bouleversera notre vision de la réalité. Samuel F. B. Morse, inventeur du télégraphe qualifiera en ces termes la toute nouvelle invention : « Nulle peinture ou gravure ne peut prétendre s’en approcher(…) ; en parcourant une rue du regard, on pouvait noter la présence d’une pancarte lointaine sur laquelle l’œil arrivait à peine […]


Portrait de Lewis Payne Alexander Garner marquera la photographie américaine naissante par son travail lors de la guerre de sécession. Première grande guerre médiatisé, ses photos emblématiques, sans concessions montrent toute l’horreur du conflit. Son engagement pour la vérité son courage en fait l’un des meilleurs témoins de cette période difficile et ouvre la voie d’un réalisme photographique américain qui a chaque époque s’aura témoigné de la dureté du monde. En 1865 i réalise un […]

Communauté : La photo en Noir & Blanc
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /2010 23:40
- Publié dans : ART CONTEMPORAIN

Cy Twombly (2)

 

« Comment nommer ce qu'il fait ? Des mots surgissent spontanément ("dessin", "graphisme", "griffonnage", "gauche", "enfantin"). Et tout de suite une gêne de langage survient : ces mots, en même temps (ce qui est bien étrange), ne sont ni faux ni satisfaisants : car d'une part, l'œuvre de TW coïncide bien avec son apparence, et il faut oser dire qu'elle est plate ; mais d'autre part - c'est là l'énigme - cette apparence ne coïncide pas bien avec le langage que tant de simplicité et d'innocence devraient susciter en nous qui la regardons... » « La matière va montrer son essence, nous montrer la certitude de son nom : c'est du crayon. »[

Roland Barthes in Cy Twombly : Cinquante années de dessins

 

Cy Twombly (3)

 

Edwin Parker (Cy) Twombly Jr., né le 25 avril 1928 aux Etats-Unis, est un peintre majeur de la fin du XXe siècle. Entre abstraction et figuration, Europe et Amérique, son oeuvre parcours ce qui fait la civilisation occiodentale: le réflexion, le regard sur l'autre, le regard sur nous, le néant, la réalité.

 

Cy Twombly evanescence et puissance




Peintre Espagnol, Tapies nait à Barcelone en 1923, après des études interrompue par la guerre civile, il commence à peindre ses première toiles importantes après la seconde guerre mondiale. Durant ces années il produit des toiles à la pâte épaisse, expérimentant des mélanges de terre, de peinture, de collage où les influences de la peinture moderne se mêlent aux influences primitives. A paris en 1950 il découvre les débats autour de l’abstraction et de l’informel, il poursuit sa voie […]



« Il n'est pas vrai que l'on puisse faire une bonne peinture à propos de rien » Mark Rothko "Comme mes tableaux sont grands, colorés et sans cadre, et comme les murs des musées sont habituellement immenses et redoutables, le danger existe que les tableaux se relient aux murs à la manière de zones décoratives. Ce serait une déformation de leur signification, puisque les tableaux sont intimes et intenses, et sont à l’opposé de ce qui est décoratif ; et qu’ils ont été peints à l’échelle de la […]
Communauté : artiste peintre
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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /2010 22:11
- Publié dans : GRECE ANTIQUITE

Mausolee halicarnasse (6)

British Museum

 

Halicarnasse est une ancienne ville Grecque sur la côte Sud-ouest de Carie (ou Karkisa) en Asie Mineure. Elle est située dans le golfe de Cos (ou Kos). D'après Hérodote , dont ce fut la patrie, la ville est fondée à la fin du XIe ou au début du Xe siècle par des colons Doriens, dont le chef était Anthès et qui vont se mêler aux Lélèges et aux Cariens déjà en place. Bien que Dorienne la ville garde la langue et les mœurs des Ioniens.

 

Les inscriptions trouvées dans la ville nous montrent qu'au temps d'Hérodote, les actes officiels étaient rédigés en Ionien. La cité n'occupait, primitivement, que la petite île de Zephyria près de la côte, maintenant occupée par le grand Bodrum Castle (Château de Saint-Pierre), construit par les chevaliers de Rhodes en 1404, mais au fil du temps, cette île a été unie au continent et s'est étendue de façon à incorporer Salmakis (ou Salmacis), une ancienne bourgade peuplée de Lélèges et Cariens.

 

Le mausolée est selon Vitruve  commencé par Mausole lui-même qui fait entreprendre la construction de son tombeau. Par contre Strabon et Pline l'Ancien prétendent que c'est sa sœur et veuve, Artémise II qui décide de construire un monument exceptionnel en l'honneur de son époux. Cependant, comme elle ne règne que pendant deux ans après lui, il est très probable que le monument est été commencé du vivant du Roi pour être terminé en 350, mais on ne sait pas par qui il fut achevé, la Reine étant morte en 351. Certains spécialistes optent pour le frère de Mausole, d'autres pour Alexandre le Grand (336-323), la question reste sans réponse.

 

Ce qui est presque sur, selon les historiens de l'époque, c'est que le Mausolée a longtemps fasciné ses visiteurs par sa beauté. Les plus grands artistes contemporains ont collaborés à sa construction et à son embellissement même bien après sa finition : Les architectes Grecs Scopas (v.420-330), Pythis (ou Pytheos ou Pythius) qui était l'un des plus réputé de cette époque et Satyros, les sculpteurs Grecs Bryaxis (v.350-v.290), Léocharès (v.380-v.320), Timothée etc. Le Mausolée est resté en bon état, jusqu'à ce qu'un tremblement de terre l'endommage au XIIe siècle et il tomba en ruine, laissé à l'abandon. Au début du XVe siècle, les Hospitaliers, des chevaliers de Saint Jean de Malte, qui avaient envahi la région, construisent un château (Le château Saint Pierre) avec les pierres restantes du Mausolée. Les bas-reliefs conservés au British-Museum sont de superbes exemples de la sculptires grecque de l'époque.

 

Mausolee halicarnasse (3)

 

Mausolee halicarnasse (2)

 

Pour en savoir plus:

http://antikforever.com/Asie_Mineure/ionie_carie/halicarnasse.htm

Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /2010 23:15
- Publié dans : ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

Delacroix la liberté guidant le peuple

Musée du Louvre, Paris, 1831

 

La Liberté guidant le peuple est un tableau d'Eugène Delacroix représentant les trois glorieuses présenté au public au Salon de Paris de 1831. Il a été reproduit sur des timbres postaux français et, de 1978 à 1997, sur le billet de banque de cent franc français. Il est également devenu un symbole de la France, de la démocratie et de la République.

 

 

 

 Eugène Delacroix écrit à son frère le 18 octobre 1830 : « Si je n’ai pas vaincu pour la Patrie, au moins peindrai-je pour elle... ». Cette œuvre représente les Trois Glorieuses, un soulèvement populaire contre Charles X, qui dura trois jours, les 27, 28 et 29 juillet 1830. Charles X ayant instauré des lois liberticides, le peuple se révolta puis le renversa. Louis-Philippe le remplaça dans la « Monarchie de juillet ».

 

L'artiste lui-même appartient à une longue lignée de grands révolutionnaires, qu'a produite le « pays des révolutions ». Mais Delacroix lui-même n'a rien d'un révolutionnaire. De son propre aveu, il a traversé les événements de juillet 1830 comme « un simple promeneur ». Il est cependant établi qu'il s'est rendu au Louvre pour protéger les collections des combats. Delacroix n'acceptait pas les normes de l'Académie. En peinture, il ne s'intéressait guère aux styles grecs et romains avec l'insistance sur le dessin et l'imitation des statues antiques. Delacroix privilégiait la couleur au dessin, l'imagination au savoir, la spontanéité du geste sur la maîtrise. Il voyageait beaucoup au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les esquisses qu'il ramena lui fournirent un grand répertoire de thèmes (chasse au lion, scènes de guerre...).

 

Il s'agit d'une œuvre pleine de vitalité, d'action et d'audace. C'est l'union du peuple des faubourgs et de la bourgeoisie révolutionnaire, représentés par les personnages respectivement à la gauche et à la droite de la Liberté (de sa place).

 

Les romantiques jouent beaucoup sur l'atmosphère. Ici, Delacroix joue sur un registre patriotique en restreignant volontairement sa palette de couleur et disséminant partout dans le tableau les trois couleurs du drapeau national: bleu, blanc, et rouge. C'est ce qu'on appelle un leitmotiv. Il produit ici un effet d'identification: on se sent appelé, on sent qu'on fait partie du peuple - même si celui-ci est dépeint sous des traits ambigus.

 

 

La Liberté unit les deux peuples : les faubourgs et la bourgeoisie révolutionnaire. Même s’ils s’opposent par nature, les deux peuples veulent tous les deux la liberté.

 

Source:

La Liberté guidant le peuple. (2010, juillet 16). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 16:07, août 2, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=La_Libert%C3%A9_guidant_le_peuple&oldid=55276315.




Musée du Louvre, Paris Ce tableau confirme le désir de Delacroix de s’inscrire dans la lignée des maîtres tout en se permettant des audaces. La fusion de la couleur et de l’arabesque et l’énergie qui s'en dégage, peuvent occulter, à première vue, la méthodique et douloureuse préparation qui a précédé l’exécution. Magnifique et si gigantesque qu’il échappe aux petites vues, selon Victor Hugo, il marque un tournant décisif dans la carrière de l’artiste et de son époque. Sardanapale est un roi […]



Musée du Louvre, Paris Théodore Géricault (1791-1824) est un peintre français, disparu très jeune, sa carrière fut profondément marqué par les débuts du romantisme. Si sa formation fut très académique, dès 1812 il rompt avec les principes défendu par David pour développer une peinture plus en phase avec ses goûts. Passionnées par les chevaux qu’il peint sans relâche durant ses voyages à Florence, Rome puis Londres; il offre des tableaux empreint d’une grande liberté où les chevaux font […]

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /2010 13:59
- Publié dans : BAROQUE

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome (3)

 

La Place Saint-Pierre à Rome fut aménagé de 1656 à 1667 après la réalisation de la Basilique. Le Pape Alexandre VII confia à Le Bernin le soin de mettre au point un projet qui puisse servir la grandeur de l’Eglise et accueillir la foule des fidèles les jours de grand rassemblement. Le Bernin conçu la place comme un espace dynamique à la gloire du pape, les deux grandes colonnades enserre un espace immense comme deux bras qui accueilleraient la foule des fidèles. Ses dimensions, 193M. par 120M à l’endroit le plus large permettent d’organiser de nombreuses manifestations.

 

Les quadruples colonnades isolent parfaitement la place de son environnement et permettent de créer des cheminements abrités et des espaces complémentaires. 140 statues de saints surmontent l’ensemble et forment une frise monumentale. Au centre deux fontaines l’une de Maderno l’autre du Bernin encadrent un obélisque provenant de l’ancien cirque de Caligula, cirque où eu lieu le martyr de Saint-Pierre.

 

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome (4)

 

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome

 

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome (2)




Le Bernin est l’un des grands architectes du baroque en Italie. Il exercera ses talents surtout à Rome où il servira différents papa durant sa carrière. Architecte et sculpture, Le Bernin prône u art totale qui met en scène les bâtiments et ouvrage qu’il réalise dans le paysage urbain d’une Rome en plein renouveau depuis les débute de la Renaissance. La transformation du pont Aelius en pont Saint-Ange menant à la toute nouvelle basilique Saint-Pierre fut réalisée en 1667-1669 sur ordre du […]



Célèbre monument de Rome, la Fontaine de Trévi est un splendide témoignage du Baroque Romain dans toute sa splendeur. Réalisée à la demande du pape Clément VII entre 1732 et 1762 par Niccolo Salvi puis Niccolo Pannini, elle prend appui sur l'une des façades du palazzo Poli. Elle est un mélange d'architecture et de grandes compositions sculptées selon des principes proches de ceux mis en pratique par Le Bernin pour les fontaines de la plazza Navona : imitation pierre pour le socle, […]
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