Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 22:29
- Publié dans : PALEOCHRETIEN
Catacombe de comodille fresques visage de la vierge romeCatacombes de Comodille Sainte Vierge

Durant le premier siècle, les chrétiens de Rome n'avaient pas de cimetières propres. S'ils possédaient des terrains privés, ils y enterraient leurs défunts, sinon ils disposaient des cimetières communs utilisés également par les païens. C'est ainsi que Saint Pierre fut enterré dans la "nécropole" ("cité des morts") de la colline Vaticane, ouverte à tous, et que Saint Paul fut enseveli dans la nécropole située le long de la route d'Ostie (Via Ostiense).


Dans la deuxième moitié du II siècle, suite à diverses concessions et donations, les chrétiens se mirent à ensevelir leurs morts sous terre. C'est ainsi que naquirent les catacombes. Un grand nombre d'entre elles naquirent et se développèrent autour des sépulcres de familles, que les propriétaires, convertis au christianisme, ne réservaient pas seulement à la famille, mais ouvrirent également à leurs frères dans la foi. Au fil du temps, les espaces funéraires s'étendirent, parfois sur l'initiative de l'Eglise.


Avec l'édit de Milan, promulgué par les empereurs Constantin et Licinius en février 313, les chrétiens cessèrent d'être persécutés. Ils pouvaient professer librement leur foi, construire des lieux de culte et des églises à l'intérieur et à l'extérieur des murs de la cité, et acheter des lots de terrain sans crainte de les voir confisqués. Toutefois, les catacombes continuèrent à fonctionner comme des cimetières normaux jusqu'à la fin du V siècle, lorsque l'Eglise recommença à enterrer exclusivement à ciel ouvert ou dans les basiliques dédiées à des martyrs importants.


Lorsque les barbares (Goths et Lombards) envahirent l'Italie et entrèrent à Rome, ils détruisirent systématiquement de nombreux monuments et saccagèrent de nombreux lieux, y compris les catacombes. Impuissants face à de telles destructions répétées, vers la fin du VIII siècle et le début du IX, les papes firent transférer les reliques des martyrs et des Saints dans les églises de la ville, pour des raisons de sécurité.


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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 11:23
- Publié dans : GOTHIQUE
Bologne tours (2)

Les tours de Bologne, un des traits les plus caractéristiques de la ville, sont des structures architecturales militaires ou nobiliaires d'origine médiévale.


Entre les XIIe et XIIIe siècles, il s'est construit dans la ville un très grand nombre de ces édifices : on a parfois parlé de 180 tours, mais cette estimation, qui reposait sur une interprétation erronée d'actes notariés, est aujourd'hui considérée comme très excessive.

Les raisons pour lesquelles elles furent élevées ne sont pas encore très claires, mais on pense que les familles les plus riches, dans la période des luttes pour les investitures impériales et papales, les utilisaient comme instruments de défense autant que comme symboles de pouvoir.

Bologne tours (3)

En plus des tours, on peut encore voir de nos jours quelques torresotti, passages ménagés sous les portes de la seconde muraille de la ville, élevée au XIIe siècle, presque entièrement abattue (Mur des Torresotti ou des Mille).


Un grand nombre de tours furent abattues au cours du XIIIe siècle ou ont fini par s'écrouler. Elles connurent différents usages au cours des siècles suivants : prisons, tours civiques, magasins, habitations. Les dernières démolitions eurent lieu au XXe siècle, en même temps que la muraille du XIIIe siècle, lors d'un plan d'urbanisme qui vit disparaître, en 1917, les deux tours Artenisi et Riccadonna[1], qui s'élevaient dans le marché central, non loin des deux grandes tours Asinelli et Garisenda.


Bologne tours (4)

Bologne tours Assinelli

Bologne tours Assinelli (2)
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 06:54
- Publié dans : CHINE
Qi Baishi fleurs et grenouilles Qi Baishi fleurs
Lotus et grenouilles

 

Qi Baishi (1864-1957) est l’un des artistes chinois les plus prolifiques du XXe siècle. L’Homme de la Montagne de la Pierre Blanche est devenu peintre tardivement, issu d’une famille modeste il exerce pendant longtemps le métier de menuisier itinérants, puis de portraitistes avant de se fixer définitivement à Pékin en 1918. Ses longues années d’errance  dans la campagne chinoise lui ont appris l'humilité, le goût des contemplations des choses simples et un besoin sans fin de donner à voir la beauté de la nature la plus simple : fleurs, paysages, animaux, insectes, oiseaux, grenouilles etc.…


Son style pictural n’avait pas les faveurs des grands peintres, mais le peintre Chen Shizeng lui conseilla de poursuivre dans sa voie et de développer jusqu’au bout son propre univers. A la fin des années 30 il aboutit à un style tout à fait originale fait d’une grâce te d’une transparence extraordinaire où le quotidien de la vie et de la nature sont retranscrit avec une véritable originalité. Qi Baishi poursuivit toute sa vie son travail laborieux produisant des milliers de dessin dans son petit ateliers pékinois, indifférent aux soubresauts de l’histoire il poursuivit sans relâche sa quête de l’absolu.


« Dans mon trois pièces clôturé de fer barbelé je me sers de mon pinceau aussi activement que celui qui travaille avec des outils agricoles »

Qi Baishi

Qi Baishi (3)

Ses peintures d’oiseaux et de fleurs avaient un succès énorme auprès du public. Son talent s’exprime le plus dans ses peintures d’insectes, de crustacés et de grenouilles donnant à ces animaux une présence unique. Restant simple et fruste il refuse la vie citadine et garde en mémoire avec une pointe de nostalgie la rude vie paysanne.


« Pour avoir soupé de l’expérience des affaires mondaines, j’aime plus que jamais la saveur des légumes frais. »

Qi Baishi


Lotus et Grenouilles est l’une de ses plus belles œuvres, peintes à 94 ans elle exprime bien l’aboutissement d’une vie.  


Qi Baishi crabes Qi Baishi crevettes


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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 14:28
- Publié dans : ROMAN
Perigeux Basilique Saint-Front (9)

La cathédrale est nommé d'après saint Front, légendaire évangélisateur de la région au IIIe siècle et dont les reliques reposaient jusqu'en 1575 dans la cathédrale. C'est la plus vaste cathédrale du Sud-Ouest de la France.


Elle a été construite au XIIe siècle dans un style mêlant les influences romane et byzantine. En effet, comme la basilique Saint-Marc de Venise, son plan est en forme de croix grecque et ses cinq coupoles à clochetons rappellent Saint-Marc et de l’église des Saints-Apôtres.

Perigeux Basilique Saint-Front (8)

Mais ce n'est qu'en 1669 que l'église Saint-Front acquiert son titre de cathédrale, auparavant détenu par l'église voisine Saint-Étienne, dans le quartier de La Cité. De 1852 à 1895, la cathédrale Saint-Front est restaurée par Paul Abadie (et d'autres architectes) qui agrandit les coupoles et ajoute les clochetons qu'on peut voir aujourd'hui. En vérité, c'est plus une véritable reconstruction des coupoles qui s'étaient à moitié effondrées, et qu'il fallut couvrir sous une charpente classique. La cathédrale ne gardera d'original que son clocher du XIIe siècle, mais son aspect original avec ses coupoles est rétabli. C'est ce même architecte qui plus tard sera sélectionné pour construire la basilique du Sacré-Cœur à Paris, qui n'est pas sans ressemblance avec la cathédrale Saint-Front.


Perigeux Basilique Saint-Front (3)

Fichier:Plan.eglise.Saint.Front.Perigueux.png

Perigeux Basilique Saint-Front (5)

Perigeux Basilique Saint-Front (7)

Perigeux Basilique Saint-Front

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 22:48
- Publié dans : EUROPE AGE DU BRONZE et DU FER
bijoux age de bronze (3)
Musée Nationale Saint-Germain-en-Laye

L’Âge du Bronze
(2000 - 800/750 avant Jésus-Christ)


L’Âge du Bronze marque une évolution plus qu’une rupture avec le Néolithique. On assiste à une diversification voire à une hiérarchisation sociale accrue, en grande partie dues à l’apparition puis au développement de la métallurgie du bronze.


Le bronze est un alliage de cuivre et d’étain, dans des proportions moyennes de 90 % de cuivre et 10% d’étain. Parfois, à la fin de l’Âge du Bronze, on y ajoute une certaine proportion de plomb. Les gisements de cuivre sont assez nombreux en Europe. Par contre, l’étain est rare, sauf en Bretagne. Les minerais de cuivre et d’étain sont réduits dans un four. Les lingots de métal obtenus sont ensuite refondus et le métal en fusion versé dans des moules en terre cuite, pierre ou bronze. Les tôles de bronze sont mise en forme par chaudronnerie, puis rivetées ou soudées.

bijoux age de bronze (2)

Richesse facile à thésauriser et à recycler, le bronze comme l'or est source de rivalités et de heurts. Minerais et objets métalliques s’inscrivent dans des réseaux d’approvisionnements et d’échanges variés qui traversent toute l’Europe.


L’artisanat se spécialise, l’homme d’armes et le chef guerrier affirment leur prééminence dans une société toujours rurale. La lutte pour la suprématie sociale et économique engendre une production somptuaire à l’usage des puissants ou des dieux, mais aussi la multiplication des dépôts , symptômes d’insécurité et d’instabilité.


bijoux age de bronze
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