Vendredi 18 septembre 2009
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Publié dans : RATIONNALISME ET NATURALISME
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Jeudi 17 septembre 2009
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Publié dans : ROCOCO
Diderot, Musée du Louvre Paris
Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) se présente à l’Académie en 1752, puis part à Rome de 1757 à 1761. A son retour il est reçu à l’Académie en 1765. Sa peinture à
son début est jugé libertine et mondaine. En fait Fragonard défend une peinture sensuelle et généreuse, son geste est rapide, ses œuvres flamboyantes, intenses.
Les deux portraits celui de Diderot et celui de l’abbé sont des preuves incontestables de son génie, on y ressent toute la fougue du peintre, le pinceau survole la toile, le portrait de
l’abbé aurait été exécuté en 1 heure par l’artiste, preuve de son génie, de la sureté de son art. On appellera ces portraits, des portraits de fantaisie « fa presto » (exécuté
rapidement en italien), la spontanéité est mise à l’honneur. On retrouve dans cette touche la même sensibilité que Frans Halls, cette même fougue. Cette peinture si généreuse accompagne les
derniers fastes de la cour, la vague néo-classique porté par David plongera le peintre et sa peinture dans l’oubli.
Portrait de fantaisie Musée du Louvre Paris
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Mercredi 16 septembre 2009
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Publié dans : MESOPOTAMIE ANTIQUITE
Palais de Sargon II, Bas-relief, Musée du Louvre, Paris
Sargon II est le roi de l'Assyrie (722 - 705 av; JC) et l'un des plus puissant monarque du royaume. En créant sa capitale à Dur-Sharrukin (Khorsabad) il fait édifié
un immense palais. Dans ce bâtiment hors du commun pour l'époque, il fait réaliser un ensemble décoratif impressionant, toutes les salles d'apparat sont couverte de frises monumentales,
d'immenses sculpture acceuillent les visiteurs. Sur l'un des murs du palais court une frise retrassant la vie au quotidien des assyriens, cette frise aujourd'hui présenté au musée du Louvre à
Paris, est un témoignage fascinant de la vie de l'époque et une démonstration d'un art arrivé à maturité.
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Publié dans : RENAISSANCE FRANCE / EUROPE DU SUD
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L'Hiver
Mes volages humeurs, plus stériles que belles,
S'en vont, et je leur dis : " Vous sentez, hirondelles,
S'éloigner la chaleur et le froid arriver.
Allez nicher ailleurs pour ne fâcher, impures,
Ma couche de babil et ma table d'ordures ;
Laissez dormir en paix la nuit de mon hiver. "
D'un seul point le soleil n'éloigne l'hémisphère ;
Il jette moins d'ardeur, mais autant de lumière.
Je change sans regrets lorsque je me repens
Des frivoles amours et de leur artifice.
J'aime l'hiver, qui vient purger mon coeur du vice,
Comme de peste l'air, la terre de serpents.
Mon chef blanchit dessous les neiges entassées
Le soleil qui me luit les échauffe, glacées,
Mais ne les peut dissoudre au plus court de ces mois.
Fondez, neiges, venez dessus mon coeur descendre,
Qu'encores il ne puisse allumer de ma cendre
Du brasier, comme il fit des flammes autrefois.
Mais quoi, serai-je éteint devant ma vie éteinte ?
Ne luira plus en moi la flamme vive et sainte,
Le zèle flamboyant de ta sainte maison ?
Je fais aux saints autels holocaustes des restes
De glace aux feux impurs, et de naphte aux célestes,
Clair et sacré flambeau, non funèbre tison.
Voici moins de plaisirs, mais voici moins de peines !
Le rossignol se tait, se taisent les sirènes ;
Nous ne voyons cueillir ni les fruits ni les fleurs
L'espérance n'est plus bien souvent tromperesse,
L'hiver jouit de tout : bienheureuse vieillesse,
La saison de l'usage et non plus des labeurs.
Mais la mort n'est pas loin ; cette mort est suivie
D'un vivre sans mourir, fin d'une fausse vie
Vie de notre vie et mort de notre mort.
Qui hait la sûreté pour aimer le naufrage ?
Qui a jamais été si friand du voyage
Que la longueur en soit plus douce que le port ?
Théodore Agrippa d' AUBIGNÉ
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Théodore Agrippa d’Aubigné (1552-1630), protestant, est l’un des grands poètes de la fin de la renaissance en France. Favoris d’Henri IV, il est profondément engagé dans les polémiques de son
époque et fait dans Les Tragiques une description des guerres de religions, des massacres et persécutions dont sont victimes les protestants. L’hiver est un beau poème sans artifice sur
la vie, la mort et la vieillesse, hommage au maître qui sans artifices a rompu avec la tradition.
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Mardi 15 septembre 2009
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Publié dans : EUROPE AGE DU BRONZE et DU FER
Musée des Antiquitées Nationales Saint-Germain-en-Laye
Ce "Cône" en or dont on ne connait pas l'utilité est un objet à la fois étrange et fascinant. Plus haut à l'origine, il était en très mauvais état lors de sa
découverte et a subi une restauration importante, sa hauteur de 55 cm en fait un objet exeptionnel. Celle-ci lui a redonné toute sa splendeur mettant en valeur son décor en registre superposés de
motifs circulaire, que l'on peut considérer comme relevant d'une symbolique solaire.
Il existe en Europe 3 autres exemplaires similaires découverts en Allemagne, et daté entre 800 et 1400 av. JC, ce qui laisse à penser qu'il existait une véritable communauté culturel au centre de
l'Europe à cette époque. On pense que les "cônes" étaient portés comme de hautes coiffes lors de cérémonies religieuses ou laîques.
Photos: (c) Lankaart
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Lundi 14 septembre 2009
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Publié dans : BAROQUE
La Grand-Place à Bruxelles est le coeur de la ville centre, C'est un monument en soit d'une très grande richesse décorative, l'une des plus belles places au monde,
inscrite en 1998 au patrimoine mondiale de l'UNESCO.
La place et son tracé son très ancien et elle fut longtemps un lieu de manifestation, d'exécution publics, de fêtes. Sa configuration actuelle date des dernière années du XVIIe siècle
(1695/1699). En 1695, durant la guerre de la ligue d'Augsbourg, la plupart des bâtiments qui bordaient la place furent détruit pendant les bombardements des troupes françaises, seule la façade et
la tour de l'hôtel de ville subsistèrent. Toutes les maisons furent reconstruites en pierres par les différentes corporations de la ville, chacune faisant tous les efforts possibles pour
être plus belles et plus somptueuses que sa voisine. Le décor baroque ainsi créé est unique en Europe, la place retrouva son activité festive, et aujourd'hui encore elle continue à recevoir
de grandes manifestations dont la fête des fleurs en Août.
Les siècles suivant apportaires d'autres modifications, la Maison du Roi fut reconstruite en style néo-gothique en 1873, plusieurs maisons furent restauré et modifiée au XVIIIe et XIXe siècles,
mais le "décor" monumental de la place restera inchangé dans ses grandes lignes.
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Lundi 14 septembre 2009
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Publié dans : CHINE
Sculpture Liao, British Museum Londres
Un Luhoan, est un sage bouddhiste qui a atteind le nirvana de son vivant. Il deviend dès lors un saint dans la tradition bouddhiste. Cette sculpture de taille
réelle appartiend à un groupe de huit Luohan découvert dans une grotte à l'ouest du Yixian au Sud de Pékin. La figure n'est pas à proprement parlé un portrait du sage mais plutôt une
représentation idéalisé de la figure du sage bouddhiste, elle prolonge la tradition artistique des Tang, grand utilisateur de la céramique vernissé, à grande échelle. Les Liao sont une dynastie
(907-1125) qui régna sur le nord de la Chine après l'éffondrement de la dynastie des Tangs, prolongeant la tradition de l'empire.
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